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Anti-gaspi : trois étudiants réinventent le doggy bag

Entreprendre.fr

Avec leur start-up TakeAway, trois étudiants de l'IFAG  parient sur la prochaine législation « Anti-gaspi » et lancent leur doggy-bag  et leur wine-bag à la française.

Ce n’est plus un problème de ne plus avoir d’appétit ou de manquer de temps pour terminer son repas au restaurant, puisque désormais des restaurateurs français sont en mesure, comme cela se pratique déjà depuis longtemps aux Etats-Unis, de proposer à leurs clients de partir avec la fin de leur assiette, ou de leur bouteille.

 

TakeAway  et le « sac à emporter » made in France

TakeAway commercialise déjà en France deux produits : « La Box TakeAway » et « Le Bag TakeAway », afin de réinventer la fin des repas dans la restauration commerciale à l’aide de produits qualitatifs, au design travaillé et épuré.

 

La Box TakeAway  

Novatrice « La Box TakeAway », possède un design recherché. Elle est simple d’utilisation grâce notamment à sa poignée qui facilite son transport. Son ouverture en forme d’assiette simplifie la vie de son utilisateur en lui offrant une dégustation optimale. Respectueuse de la qualité des aliments qu’elle contient, elle permet aux consommateurs de prolonger le plaisir de leurs plats et desserts non terminés au restaurant.  

 

Le Bag TakeAway

« Le Bag TakeAway » permet aux consommateurs qui n’ont pas terminé leur bouteille au restaurant, de l’emporter avec eux et de poursuivre ailleurs la dégustation de celle-ci. Il possède une forme épurée le rendant à la fois discret et attrayant, pratique grâce à sa poignée, et conçu de manière à assurer un parfait transport des bouteilles.

 

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L’innovation de TakeAway permet aux professionnels de la restauration de proposer un nouveau service à leurs clients, et par la même occasion de réduire le gaspillage alimentaire.

 

Anti-gaspi : une priorité de l’Etat

C’est en juin 2013 que le pacte national « Anti-gaspi » a été mis en place par le gouvernement français. Il a pour objectif de diminuer par deux le gaspillage alimentaire d’ici à 2025. Dans ce pacte, on retrouve des grands thèmes comme, les dérives de la surconsommation, la protection de l’environnement, l’économie des ressources, le pouvoir d’achat des consommateurs. L’idée du « sac à emporter » a été proposée par l’Etat comme solution permettant aux consommateurs d’emporter les portions non consommées.

 

7 millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés chaque année

En 2016, les métiers de la restauration devront passer en mode développement durable. Une nouvelle législation obligera les restaurants servant plus de 160 repas par jour à revaloriser le contenu de leurs poubelles. La DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt) a élaboré un plan national spécifique pour la prévention des déchets. En France, plus de 7 millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés chaque année, et le 16 octobre dernier a eu lieu la journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire ; l’occasion de réunir et de mobiliser tous les acteurs et toutes les initiatives pour lutter contre ce fléau.  

 

Une start-up dynamique et engagée

Ludivine Vajou, Nicolas Duval et Victor Marostegan ont créé ensemble la société TakeAway le 25 mars 2014. Créateurs, mais toujours étudiants à l’IFAG (Ecole Supérieure de Management), ils sont diplômés d’un Bachelor « Responsable projet et développement », et poursuivent actuellement leur cursus en Master « Manager d’entreprise et de centre de profit ».

 

Pacte antigaspi

Soutenus et aidés par l’IFAG, ils y ont intégré un incubateur d’entreprise. Leur idée est née il y a deux ans lors d’un projet d’étude, depuis elle a bien fait son chemin. S’appuyant sur le pacte « Antigaspi », sur la prochaine législation qui entrera en vigueur en 2016, et sur une étude de marché précise et ciblée, la start-up est en pleine promotion de ses deux produits anti-gaspillage alimentaire : un « doggy-bag » et un « winebag » à la française.

 

Très utilisé dans divers pays du monde, le concept n’existe pas en France, en tous cas pas sous cette forme et pas sous ce modèle économique. Le concept est simple, les produits sont gratuits pour le consommateur et proposés par le restaurateur qui s’abonne au service TakeAway.

 

Une vraie cause socio-environnementale

A l’heure où les annonceurs recherchent de plus en plus de nouvelles alternatives pour communiquer, TakeAway leur propose d’intégrer leurs visuels sur les produits sous forme d’encart. Cela leur permet une communication ciblée et différente des canaux considérés comme « traditionnels ».

 

Ils bénéficient donc d’une connotation positive puisque leur image sera associée à une cause socio-environnementale d’envergure et appréciée par tous, à commencer par les consommateurs. Une bonne cinquantaine de restaurateurs sont déjà partenaires de la start-up, mais chaque jour de nouveaux établissements viennent rejoindre la mouvance. Gageons qu’ils seront rapidement plus nombreux à participer à cette lutte anti- gaspillage alimentaire qui leur permet en plus d’apporter un nouveau service vraiment sympa à leurs clients.

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