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Pourquoi les salariés d'Arkea veulent manifester à Paris ?

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Ils sont vent debout. Vent debout pour sauver leur entreprise et leurs emplois. Le collectif de salariés d’Arkéa souhaite manifester en masse à Paris afin de peser sur le ministère de l’Economie dans la bataille qui oppose Arkéa à la Confédération nationale du Crédit Mutuel. 

 

Initialement prévue le 5 avril, la manifestation des salariés d'Arkea (6000 salariés attendus) a dû etre reportée en raison des mouvements sociaux qui paralysent la SNCF.


Mais, le groupe bancaire (fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central et une trentaine de filiales) compte bien se faire entendre des pouvoirs publics et au premier chef de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie.


Poursuivre le développement du groupe

 

Depuis de longs mois, Arkéa vise à obtenir son indépendance vis-à-vis de la Confédération nationale du Crédit mutuel. Cette volonté de quitter la Confédération nationale du Crédit Mutuel apparaît aux yeux de son président Jean-Pierre Denis, comme nombre des salariés, comme la seule solution pour poursuivre le développement du groupe.

 

Le groupe Arkéa, basé au Relecq-Kerhuon, près de Brest, est avec plus de 6 000 salariés bretons le troisième employeur privé de la région. Dans son bras de fer avec la Confédération nationale du Crédit Mutuel, Arkéa rejette la centralisation et veut conserver son pouvoir de décision. Après deux ans de bataille juridique, la voie de l’indépendance apparaît comme la seule issue.

 

Le risque de la centralisation

 

Arkéa a enregistré des résultats 2017 historiques : + 12,8 % pour son chiffre d’affaires (2,09 milliards d’euros) et + 30,7 % pour son résultat d’exploitation, soit 610 millions d’euros. 

Un succès et un modèle coopératif que direction et salariés d’Arkéa veulent défendre et préserver. Pour cela, ils ne peuvent pas risquer que le pouvoir de décision quitte la Bretagne. La centralisation fragiliserait le réseau des agences locales et donc les  financements locaux. En distendant le lien entre territoire et économie, le dynamisme économique local pourrait être mis à mal. 

 

Anne-Katell Quentric, porte-parole du collectif qui regroupe toutes les catégories de personnel d’Arkéa, l’assure : « Nous sommes à un moment critique de notre histoire et nous voulons défendre Arkéa et son modèle original, au service d’un territoire. Nous croyons à cette entreprise, nous défendons nos emplois et ceux de nos territoires et nous voulons le faire savoir. »

 

Une pétition qui a déjà recueilli 40 000 signatures

 

Le groupe Arkéa compte 10 000 salariés, dont plus de 6 000 en Bretagne. Plus de 5 000 se seraient d’ores et déjà inscrits pour se rendre à Paris. Une pétition intitulée « Avis de tempête en Bretagne ! Mobilisons-nous pour sauver Arkéa », largement relayée sur les réseaux sociaux, a déjà recueilli près de 40 000 signatures.

 

Anne-Katell Quentric assure que plusieurs chefs d’entreprise et élus locaux participeront également au rassemblement parisien dont la date reste à fixer. C’est donc fort du soutien du plus grand nombre qu’Arkéa va pouvoir défendre son projet de scission, un projet régional face à la tentation centralisatrice.

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