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Bruno Breton, CEO de Bloom : « Le nouveau Graal pour une marque, c'est de capter des données de consommation spontanées »

Entreprendre.fr

Plateforme d’intelligence artificielle, la start-up Bloom (900 K€ de CA en 2017, 15 salariés) s’est spécialisée dans l’analyse des échanges sur les réseaux sociaux pour les marques. Son fondateur, Bruno Breton, nous explique pourquoi les marques raffolent de ce genre d’études.

Quelle est la valeur ajoutée de Bloom par rapport à ses concurrents ?

 

Bloom a développé des algorithmes très puissants d’exploration et d’analyse des réseaux sociaux. Notre approche est qualitative, à l’inverse d’une vision big data. Il s’agit de valoriser et de traiter les données qui génèrent le plus d’effets de leviers pour la prise de décision des dirigeants. Bloom collecte et consolide les meilleurs insights, pour les appliquer directement aux campagnes d’activation.

 

Nous avons également développé une technologie d’analyse des émotions primaires unique sur le marché. Elle permet d’identifier et de qualifier en détails les émotions qui circulent sur les réseaux, ou l’impact par exemple des émoticônes. La détection précise des émotions est clé pour comprendre les phénomènes de viralisation.

 


Pourquoi les marques sont-elles intéressées par ce type d’analyse ?

 

Le nouveau Graal pour une marque, c’est de capter des données de consommation spontanées qui correspondent à des tendances de fond, d’identifier des communautés cibles et des centres d’intérêts associés, avec un niveau de granularité suffisamment élevé pour engager des campagnes d’activation efficaces.

 

La diversité des comportements, la volatilité du consommateur et l’atomisation des communautés rendent ces données non structurées de plus en plus complexe à maitriser. Finalement, les marques ont besoin de créer ce que j’appelle un process de « data planning stratégique ». Maitriser « la donnée sociale », c’est construire le socle du processus créatif et de diffusion, c’est-à-dire avoir des insights exclusifs pour activer le réseau d’influenceurs le plus adapté aux cibles identifiées.

 

Ces influenceurs doivent être sélectionnés de façon la plus qualitative possible, en fonction de la puissance des engagements contextuels qu’ils génèrent réellement par thématique, et non sur la base du nombre de followers ou d’abonnés.

 


Quelle est la typologie de votre clientèle ?

 

Bloom intervient auprès de grandes marques comme Alpine pour Renault, Guerlain, American Express, de groupes internationaux comme Samsung, Carrefour, L’Oréal, ou encore de marques media comme Canal+ ou Ouest France (partenaire de Bloom, NDLR).

 


Quel a été le chiffre d’affaires de Bloom en 2017 ?

 

En 2017, nous avons réalisé près de 900 000 € de CA. Sur le premier trimestre 2018, nous enregistrons déjà plus d’un million d’euros de prise de commandes. Bloom compte aujourd’hui une quinzaine de salariés.

 


Vous avez prévu une levée de fonds en 2018. Quelle est sa vocation ?

 

Cette levée de fonds vise à accroître notre puissance technologique, à nous rapprocher du temps réel et à déployer notre offre Saas, afin de faciliter l’accès de nos clients à nos données. En alliant cette puissance technologique inédite et un data consulting de haut niveau, Bloom entend s’imposer comme partenaire technologique de référence dans l’analyse social media au côté des marques.

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