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Comment créer son entreprise sans quitter son emploi

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Passer en douceur de salarié à créateur d’entreprise, c’est bien un nouveau départ et une nouvelle façon d’aborder la partie professionnelle de votre existence.

Vous êtes salarié, mais le démon de l’entrepreneuriat vient vous réveiller la nuit. La décision est prise, vous allez vous lancer ! Mais pour l’instant vous êtes salarié, il va donc falloir vous préparer en douceur afin que tout se passe au mieux. Car à moins que les circonstances ne l’exigent, nul n’est besoin de se précipiter bien au contraire. De nombreux points restent à valider avant de parvenir au vrai démarrage de l’activité.

 

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Tant que l’on est encore salarié

 Rester salarié dans un premier temps peut être une solution à condition de ne pas occuper un poste dont les responsabilités ne sont pas compatibles avec un lancement.

 

Un statut complémentaire

 S’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur. La démarche est simple, une simple inscription sur internet suffit, et cela est tout à fait envisageable si l’on a décidé de mettre en place une activité qui ne demande pas de préparation particulière, pour la simple raison que l’on dispose déjà des compétences requises.

 

Il est ainsi possible de lancer son activité de création de sites, de e-commerce, des missions peuvent aussi être menées à bien pendant les RTT, comme du dépannage, bricolage, jardinage, des formations courtes, etc. Histoire de vérifier combien l’on est capable de gagner en ne disposant pourtant que d’un temps limité. Une fois ce point validé, il est alors possible de passer à la vitesse supérieure, car rester salarié oblige bien entendu à limiter la nouvelle activité.

 

Un congé formation

Demander un congé individuel de formation (CIF) qui permet de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix, indépendamment des stages de l’entreprise. Cette demande n’est pas toujours facile à mettre en place. Car il faut pour cela remplir certaines conditions : 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l’entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés).

 

Il faut ensuite suivre une procédure vis-à-vis de l’employeur (demande écrite d’autorisation d’absence) et que l’employeur ne la reporte pas pour motif de service ou d’effectifs simultanément absents.

 

Au niveau financier, il est possible que le Fongecif et l’OCPA prennent en charge la rémunération, le coût de la formation, les frais de transport, voire les frais d’hébergement. Une demande de financement doit être adressée, il convient donc de savoir le plus tôt possible si l’on bénéficiera d’un accord de l’organisme ou pas car l’accord est loin d’être automatique.

 

Le CIF peut durer un an pour un stage à temps plein ou 1 200 heures pour un stage à temps partiel, il est aussi possible de passer un examen. Les futurs créateurs sont surtout intéressés par cette possibilité pour passer un examen, une certification nécessaires, ou pour approfondir leurs connaissances en marketing ou gestion.

 

Un congé création d’entreprise

 Un congé à temps plein ou à temps partiel présente l’énorme avantage de donner la garantie qu’en cas d’abandon ou échec du projet, il est possible de retrouver son emploi (ou un emploi similaire en termes de salaire et de responsabilités). Les conditions d’octroi sont particulièrement souples et la durée est d’un an, renouvelable une fois. En cas de temps partiel, le salarié garde une partie de sa rémunération. Il est également obligatoire d’indiquer la nature de l’activité de l’entreprise en projet. Le dirigeant de l’entreprise peut refuser la prise de ce congé pour des raisons en rapport avec la bonne marche de l’entreprise dans les entreprises de moins de 200 salariés.

 

Un congé sabbatique

Le congé sabbatique est une autre possibilité, qui présente l’intérêt de pouvoir garder le secret sur son projet, mais la durée est limitée à onze mois.

 

Attention !

Dans tous les cas il faut prendre en compte le fait que le contrat de travail implique un devoir de loyauté vis-à-vis de son employeur. Ce qui signifie : pas d’activité concurrente dans la période de travail, y compris pendant la période de congé.

 

Créer son entreprise, c’est bien entendu trouver les fonds suffisants. Le montant peut être très variable en fonction du type d’activité. Entre une personne qui va s’installer en tant que consultant et aura son bureau à domicile, une qui reprend un salon de coiffure, ou celle qui lance une activité de fabrication de plats cuisinés, il y a effectivement des besoins très divers.

 

Le salarié futur créateur d’entreprise passe donc une partie non négligeable de son temps à chercher de l’argent pour compléter son apport, du moins dans la plupart des cas. Or, personne ne peut faire cela à sa place. C’est en effet le porteur de projet qui doit s’impliquer dans cette recherche.

 

Auprès de son banquier, auprès de sa famille, de ses amis, des réseaux tels que France Initiative ou l’ADIE pour les prêts d’honneur, sans oublier les boutiques de gestion. Pour les projets plus dimensionnés, il est aussi important de contacter les Business Angels, sans oublier les possibilités de concours et bourses auprès des fondations, des démarches extrêmement coûteuses en temps, il faut bien l’avouer. Même si les exemples existent de créateurs qui ont bénéficié de l’aide financière de leur… ancien patron.

 

Ça ne s’improvise pas !

Tenez-le pour dit : On ne s’improvise pas chef d’entreprise ! L’envie et la motivation personnelle sont au centre de tout, ainsi que la conviction que son projet est le bon. Idem pour l’entourage proche car celui-ci va subir les conséquences de ce changement de vie. Si l’on évoque souvent le fait que les fonctionnaires disposent d’une sécurité de l’emploi par rapport aux salariés du privé, que dire du créateur d’entreprise par rapport au salarié ? 


Bref, il s’agit d’une vraie révolution, excitante mais qui représente un véritable engagement, à tous les niveaux. D’où l’intérêt de bien réfléchir avant de se lancer…

 

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