Accueil > Corée : le pays du Matin calme se réveille

Corée : le pays du Matin calme se réveille

Entreprendre.fr

Les investisseurs coréens débarquent et sont prêts à ouvrir largement leurs portefeuilles. Une opportunité à saisir pour les entrepreneurs français, surtout ceux qui ont des ambitions sur les marchés asiatiques.

Après le Japon et la Chine, la Corée sera-t-elle le prochain partenaire asiatique privilégié des entreprises françaises ? Pas en tant que client, car c'est déjà le cas. En effet, la Corée est le 3ème client de la France en Asie et le 9ème contributeur mondial à notre excédent commercial, avec un solde positif de 1,7 Mds€ en 2015.

 

Les liens entre les deux pays sont anciens (130 ans), et l'année France-Corée qui vient de s'achever a permis de renforcer les relations entre les deux pays. Park Geun-hye, la présidente de la Corée du Sud, a d'ailleurs effectuée deux visites officielles à Paris en 2016.

 

à lire aussi

 

C'est à l'occasion de la seconde visite dans l'Hexagone que l'accord entre le fonds souverain KIC et la filiale de la Caisse des dépôts, CDC IC, pour un montant de 500 M€, a été conclu. Un chiffre non négligeable par rapport aux 900 M€ actuels, mais qui reste tout de même modeste, puisque KIC gère un portefeuille de 92 Mds$ (81 Mds€).

 

Le pays s'ouvre peu à peu à l'Europe

L'occasion d'aborder un sujet qui fâche, comme l'avait relevé le P-DG d'Arianespace, Stéphane Israël, lors du Forum franco-coréen des Leaders, organisé à Séoul en mars dernier : « Tout le monde connaît les produits coréens, mais il serait plus emblématique qu'il y ait des investissements coréens en France. »

 

Les investissements coréens dans l'Hexagone sont encore très modestes : avec 900 M€, la Corée pointe seulement à la 37ème place ! Pas terrible pour la 11ème puissance économique mondiale. La Corée, longtemps centrée sur l'Asie et les États-Unis, a décidé de s'ouvrir sur l'Europe. En 2011, l'accord commercial avec l'Union européenne est entré en vigueur, se traduisant par un bond de 55% des exportations européennes vers la Corée.

 

« Un fort potentiel »

Les investisseurs coréens ne sont naturellement pas des philanthropes. Comme l'a déclaré Park Sang Jin, président de Samsung Electronics et membre de la délégation de 90 patrons coréens accompagnant la présidente de la République : « Intégrons la recherche fondamentale française au savoir-faire technique et commercial coréen. Il y a un potentiel fort pour améliorer les échanges entre les deux pays. » Un potentiel que les entreprises françaises ne doivent pas ignorer.

NOTRE KIOSQUE
En ce moment
A lire aussi
RECEVEZ
NOS DERNIERS
ARTICLES EN DIRECT
REJOIGNEZ LA COMMUNAUTE DES ENTREPRENEURS :