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Création d'entreprise : quand tout part d'une idée neuve

Entreprendre.fr

Nombre d'entrepreneurs n'ont pas besoin d’avoir des idées extraordinaires pour se lancer dans l’aventure de la création ou de la reprise d'entreprise, parfois il suffit juste de suivre ses passions. Pourtant, des idées il en faut ! Que ce soit pour développer ou créer, elles sont souvent à la racine de succès confirmés.

Il y a autant de profils d’entrepreneurs que d’entreprises. Certains souhaitent dès leur plus jeune âge reprendre une affaire ou un commerce familial et leur route semble toute tracée.

 

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D’autres, très nombreux, commencent par une vie de salarié avant de se tourner vers une vie plus indépendante. D’autres encore se lancent dans l’entreprise car la vie les y oblige quasiment pour retrouver et créer leur propre emploi.

 

De la vocation à l’idée neuve

La plupart du temps, c’est un secteur qui attire ou un domaine de compétence qui motive le futur porteur de projet à réfléchir à une autre vie. Plus rarement, il s’agit d’une véritable vocation, qu’il s’agisse de devenir cuisinier ou entrepreneur. Parfois, c’est une idée qui germe lentement et prend soudainement forme.

 

L’événement déclencheur peut aussi être un apport financier, un héritage, ou moins positif des indemnités de licenciement ou une négociation financière avec son ancienne société. Cet argent peut rendre l’idée que l’on avait en tête soudainement « concrétisable ».

 

Un élément joue aussi : l’âge du créateur
En effet, certains jeunes se lancent très rapidement, avant même d’avoir terminé leurs études. Plus l’entrepreneur avance en âge et plus il prend de précautions avant de se lancer, un processus logique en fonction des responsabilités, notamment familiales, qui s’accumulent au fil du temps. Mais comment s’assurer que son idée sera synonyme de succès ? Pour cela, il convient de mettre toutes les chances de son côté, en prenant garde notamment de la mettre en place en toute sécurité.

 

C’est quoi une bonne idée ?

 Vous avez votre projet de création. L’idée de vous lancer vous démangeait depuis déjà quelques temps, mais encore fallait-il trouver le bon créneau. Et voilà, vous avez choisi : un nouveau produit ou service, une amélioration sur de l’existant, une adaptation d’un produit existant sur un autre marché… Peu importe, l’idée est séduisante et mérite d’être étudiée, voire lancée.

 

On trouve souvent deux grands profils de porteurs de projet :

 

- Portés par son enthousiasme et sa trouvaille, le créateur a parfois tendance à foncer sans plus attendre, en minimisant les obstacles et en souhaitant forcer quelque peu le destin. Cela peut bien tourner mais le risque est élevé.

 

- Heureux d’avoir enfin son idée, le créateur hésite, prend son temps, passe des semaines en démarches peu fructueuses et a de plus en plus de mal à s’organiser. Surtout s’il s’agit pour lui d’un changement complet de vie.

 

Pour éviter ces deux extrêmes, l’idéal est de faire dès le départ un planning de lancement, raisonnable et pragmatique, permettant de se situer dans l’avancement du projet et de fixer une deadline à partir de laquelle il faudra prendre une décision finale. 

 

Une chose est certaine : ce ne sont pas toujours les idées complexes qui sont les meilleures. Rester simple est important : s’entraîner à exposer son idée ou son concept oralement et vérifier que cela peut être fait clairement afin d’entraîner l’adhésion du public est un excellent exercice.

 

Tester les techniques de créativité

La plus connue est le brainstorming qui permet de lancer des idées à partir d’un mot ou d’une phrase. Facile à faire en petit comité bien sélectionné. Il est aussi possible de faire une réunion de ce type en exposant le projet et en orientant la recherche sur les défauts éventuels.

 

Ces défauts jetés à la pelle peuvent ensuite être étudiés un à un. Il est tout à fait possible de travailler sa créativité, des ateliers existent, ainsi que des formations permettant de changer d’optique, de penser différemment, de prendre un vrai recul. Etre créatif peut être un don effectivement chez certaines personnes, mais tout un chacun peut progresser sur ce sujet s’il en a envie.

 

Afin de savoir si son idée est bonne, il est possible de bien la maîtriser pour savoir communiquer sur elle, voire la défendre. Il est important de s’imprégner de l’air du temps, de l’environnement culturel, économique, et sociologique et de faire le bilan sur les bénéfices de sa trouvaille par rapport à la cible.

 

Suis-je la bonne personne ?

 Tout entrepreneur doit bien entendu être convaincu du bien-fondé de son idée. Mais il doit aussi être certain de vouloir se lancer en tant qu’individu. Avoir la conviction de tenir une idée valable est une chose, vouloir se lancer personnellement dans l’aventure en est une autre.

 

Là aussi, il faut avoir la conviction que l’on dispose des bonnes compétences, de la personnalité nécessaire, de temps et surtout d’envie. La motivation joue un rôle clé pour le futur, car il va falloir faire preuve d’une grande persévérance, d’un bon moral et parvenir à gérer son stress. Pour certains ou certaines, cela est totalement impossible. Si l’on veut pourtant exploiter son idée, il faut alors penser à s’associer par exemple à quelqu’un de complémentaire, dont les qualités permettront de traverser les moments difficiles. Quand bien même l’idée est géniale, il faut quelqu’un pour pouvoir la porter jusqu’à son terme.

 

Valider son idée

 Qu’il s’agisse d’un nouveau concept, d’une innovation, et quel que soit le domaine concerné, une idée exige d’être validée, du moins si l’on souhaite minimiser les risques et ne pas perdre sa mise de départ, en particulier si elle est importante. En fonction de ce dont il s’agit, cela peut prendre quelques semaines, mais parfois beaucoup plus s’il s’agit de monter un prototype innovant. La phase d’étude dépend aussi souvent du montant de l’investissement envisagé et de la nécessité ou non d’avoir recours à des investisseurs externes.

 

Cette étape de validation est indispensable, car il est assez aisé de se laisser aller à un optimisme exagéré lorsque l’on est seul à réfléchir. Il est aussi plus délicat de détecter les obstacles qui peuvent se présenter.

 

Tester son idée est donc quasiment indispensable. Pour des raisons de discrétion, il convient dans un premier temps de se confier qu’à des personnes de confiance, que ce soit dans son entourage proche, ou auprès de professionnels. Mais pour que les avis soient constructifs, encore faut-il que ces personnes soient qualifiées dans le secteur concerné. L’important est de parvenir à détecter le ou les problème(s) qui pourraient mettre en péril le projet si l’on ne parvient pas à les résoudre dès le début. Cette première étape peut être assez rapide, il s’agit simplement de savoir si l’idée est cohérente et semble porteuse pour l’avenir.

 

Protéger son idée

 Le second pas avant de passer à la véritable étape de lancement, est de protéger son idée afin de pouvoir travailler en toute sérénité. Lorsque l’on parle d’innovation, il est la plupart du temps possible de déposer un brevet, une démarche indispensable, qui demande cependant un certain investissement financier et un dossier déjà étoffé. Il peut aussi s’agir d’un dépôt de marque, plus ou moins élaboré (avec concept détaillé pour certains commerces).

 

Savoir que l’on peut ensuite continuer à se projeter dans l’avenir sans craindre qu’un concurrent s’empare de l’idée ou du nom permet de se sentir mieux et surtout de disposer de temps pour lancer une étude de marché détaillée.

 

Il arrive également que l’on se rende compte que l’idée est déjà déposée ce qui permet de ne pas avoir à dépenser plus d’efforts, d’énergie et d’argent sur un projet qui semble déjà être celui d’un autre, surtout si c’est un grand groupe qui détient le brevet. Pour une marque, il est possible de changer son fusil d’épaule, trouver une autre solution avant d’aller plus avant.

 

Il existe aussi des solutions de recours, lorsque les dépôts n’ont pas donné lieu à concrétisation après plusieurs années, le dépôt peut passer en désuétude. Se renseigner sur ce sujet est donc primordial pour la suite des événements.

 

Savoir s’entourer

 Savoir s’entourer des bonnes personnes est un point primordial. Il peut d’ailleurs s’agir d’un ou de futurs associés. Sinon, ce sont des profils complémentaires qui viennent s’ajouter pour créer un groupe de travail. On l’a vu, de grandes entreprises actuelles ont vu le jour autour de groupes ou de duos, en particulier dans le domaine internet. Il n’empêche qu’il convient toujours d’avoir un leader qui permet d’organiser les phases d’avancement.

 

Ceux qui ont les idées n’ont pas toujours un excellent contact, en particulier lorsqu’il s’agit de chercheurs ou de passionnés de technologies. Dans ce cas, présenter le dossier d’avancement aux financiers peut se faire à deux : le créateur qui saura faire partager sa passion et répondre à toutes les questions en détail concernant le projet, et un profil plus commercial ou disposant d’un bon réseau relationnel, ce qui permettra de faire avancer le projet plus rapidement, y compris auprès d’organismes officiels.

 

Une fois l’équipe de départ définie, le recrutement de collaborateurs est une nouvelle étape qui peut se faire parfois longtemps après. Un recrutement qui n’est d’ailleurs pas toujours des plus faciles, même en temps de crise.

 

Prendre son temps pour la phase de test

 Evidemment cela est l’idéal, même si ce n’est pas toujours possible. Il faut parfois pouvoir profiter d’un emplacement rêvé si l’on se lance dans un commerce, mais si rien ne presse, se réunir, tester son idée, l’améliorer avant de se développer est évidemment un processus rassurant. Le temps est un bien précieux.

 

Il ne s’agit pas de s’endormir et d’entamer une valse d’hésitations, mais plutôt de respecter un plan de lancement. Une fois le projet au point, ou presque, mieux vaut concrétiser sans attendre que tout soit absolument parfait au niveau de l’organisation. L’important est que le produit ou le service soit lui au contraire très au point. Car la première impression doit être la bonne, même si de nouvelles améliorations voient le jour année après année.

 

Les trajectoires ne sont pas toujours identiques. Ainsi une société comme Facebook s’est lancée très rapidement sur une idée simple et novatrice de création d’un annuaire entre étudiants de Harvard, et a dû très rapidement évoluer pour changer finalement totalement d’objectif.

 

Il s’agit toujours d’un réseau social, mais qui n’a plus vraiment grand chose à voir avec l’idée de départ. Le projet a dépassé les plus belles espérances des jeunes gens, mais pour cela il a toujours fallu se tenir à l’écoute des demandes et des possibilités et parvenir à suivre afin de tout mettre en œuvre et répondre à la demande du public. Il y a donc des moments où l’on est précurseur et d’autres où l’on se bat pour suivre l’évolution de la demande dans la vie d’un créateur d’entreprise.

 

Trouver un hébergement

 Les couveuses, hôtels et pépinières d’entreprises existent partout en France. Elles ne peuvent bien entendu pas héberger tous les créateurs, mais ceux qui ont la chance de bénéficier de leurs services peuvent justement tester leur projet dans de bonnes conditions, avec le matériel nécessaire, des conseillers et un réseau d’adresses et d’organismes qui viennent en appui auprès du créateur.

 

Ces structures ont justement été créées pour protéger le porteur de projet et lui donner le temps de creuser tous les aspects de son projet jusqu’après le lancement. Elles permettent aussi d’être en contact avec d’autres personnes dans la même situation. Il est possible de passer d’une couveuse à une pépinière pour ensuite s’installer dans une zone privilégiée, de type zone franche, ce qui permet d’évoluer dans de bonnes conditions.

 

L’analyse des contraintes

 Le projet est quasiment sur pied, il faut donc être capable de déterminer toutes ses contraintes, les poser par écrit et y répondre une à une. Cela demande parfois des investissements supplémentaires (possibles ou pas ?), des efforts en matières de connaissance et de compétence (via une formation par exemple).

 

Une contrainte est parfois oubliée ou négligée : celle du droit ou de l’environnement légal. Se lancer dans les énergies renouvelables en tablant essentiellement sur les aides gouvernementales est évidemment risqué, il convient aussi d’être très informé au niveau des règles d’hygiène, de sécurité, d’écologie, etc. Un aspect très important en fonction du secteur dans lequel on se lance : les normes internationales si l’on veut commercialiser son produit à l’étranger, les réglementations sanitaires en matière d’alimentation ou de santé, les certifications obligatoires, etc.

 

Il convient aussi d’avoir les informations nécessaires en matière de droit du travail, d’aides et d’exonérations possibles, des éléments qui sont notamment donnés par les experts-comptables.

 

Il est aussi important de connaître les coûts des nouvelles prestations sociales, en particulier lorsque l’on vient du monde du salariat. Une mutuelle santé coûte beaucoup plus cher en tant qu’indépendant qu’en tant qu’adhérent d’une mutuelle entreprise. De même, il faut savoir que Le RSI exige des paiements forfaitaires quand bien même l’entreprise en est encore à ses balbutiements. Attention à ne pas être trop optimiste en matière financière.

 

Les fiches professionnelles de l’APCE peuvent être consultées gratuitement sur environ 150 métiers. Les syndicats professionnels sont aussi d’excellentes sources d’informations.

 

L’importance des proches

 Ils sont bien entendu impliqués dans le projet du créateur ou de la créatrice. Partager peut être source de bonheur supplémentaire pour toute la famille ou au contraire source de désordre. Il est donc important que le projet semble cohérent pour toute la famille du simple fait de l’influence que cela aura en termes d’organisation et de finance.

 

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C’est la raison pour laquelle il est sans aucun doute plus simple de se lancer lorsque l’on est jeune, sans enfants,  voire même étudiant et que l’on peut bénéficier du soutien des parents. Ensuite, il faut prévoir une sécurité minimale et ne pas hésiter à utiliser une forme de société ou faire les démarches nécessaires auprès d’un notaire pour protéger notamment sa résidence principale en cas de faillite. Les proches peuvent donc être un élément qui joue en faveur du projet, voire y participent activement, ou au contraire une contrainte.

 

L’étude de marché

 Dans le projet de création, l’étude de marché peut être assez simple mais elle doit reprendre dans tous les cas les éléments indispensables que sont l’analyse de l’offre et de la demande, le prix du produit/service, les concurrents et les clients, sans oublier tous les tableaux prévisionnels d’ordre financier.

 

Rapide ou pas, l’étude se doit assez complète et permettre de dégager une rentabilité dans un laps de temps raisonnable. Elle doit aussi donner au créateur la possibilité de prendre conscience de certains éléments. Cela permet de faire le point sur la viabilité ainsi que tous les moyens qui doivent être mis en place.

 

L’important est de ne surtout pas occulter les éléments négatifs et de trouver des solutions. Si cela s’avère impossible dans l’immédiat, peut-être faut-il remettre cela à plus tard. Ou changer totalement son fusil d’épaule. Il est important de ne pas poursuivre par simple amour-propre.

 

L’idée n’est clairement que le début de l’histoire. Elle est essentielle, à la base de tout, mais si elle a pu éclore, elle ne peut se développer que par un plan de lancement sain et réfléchi. Car il en faut des moyens pour la mener à bien : intellectuels, financiers, humains…

 

Une fois le processus en marche, il faut faire preuve à la fois de rigueur mais aussi d’imagination. C’est la raison pour laquelle on n’est souvent pas trop de deux pour s’atteler à la tâche. Dans les récentes créations de sociétés ayant exploité des idées qui marchent, les associations sont en effet nombreuses et on va de plus en plus vers une mutualisation des moyens. On est souvent plus fort à plusieurs, en particulier lorsque le choix des personnes s’imposent d’elles-mêmes et qu’il ne faut pas chercher à les recruter.

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