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Dagoma veut démocratiser l'imprimante 3D  

Entreprendre.fr

Cette jeune entreprise crée, conçoit, fabrique et vend des imprimantes 3D à partir de 299 €. Son ambition ? Faire entrer la 3D dans les foyers.

Ingénieurs de formation, Gauthier Vignon, 36 ans, et Matthieu Régnier, 29 ans, se rencontrent à Shangaï au début des années 2010 alors qu'ils travaillent pour une holding française. Désireux de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, ils unissent d'abord leurs forces autour d’un projet de vélo pliant. «En travaillant sur le prototype, on a découvert l’impression 3D. Ça a été une révélation ! On a eu l’idée de démocratiser cette technologie, de la rendre accessible», raconte Matthieu.

 

Un marché en devenir

En 2012, les imprimantes 3D coûtent une petite fortune et ont, selon Matthieu et Gauthier, le défaut de ne pas être faciles à prendre en main par tous. «Cela nous a pris 2 ans de développement, soirs, week-ends et vacances compris, pour sortir une machine à 299 €... avec un seul bouton et pas de réglages !».

 

Une fois leur imprimante 3D opérationnelle, les 2 entrepreneurs rentrent en France pour la produire et la commercialiser. En décembre 2014, ils sortent ainsi la Discovery200, l’imprimante 3D la moins chère du marché français, remplacée en 2016 par la DiscoEasy200. «Elle plaît beaucoup à notre public geek car elle est customisable, évolutive et disponible en kit», souligne Matthieu Régnier. Jouets pour les enfants, objets de décoration, pièces de remplacement en cas de casse ou de perte... l'appareil permet d'imprimer des objets en plastique de 200 x 200 x 200 mm.

 

En mai dernier, Dagoma frappe de nouveau avec la Neva, «toujours plus universelle, toujours plus simple. On la sort du carton, on charge un fichier imprimable, on appuie sur un bouton, on imprime». Pour tous les appareils, l'objectif est le même : «Rendre la 3D accessible à tous. Nous sommes convaincus d’être aux prémices d’une révolution technologique et industrielle», résume Gauthier Vignon.

 

Coup d'accélérateur

«On peut dire qu’on est parti de rien. C’était un énorme pari !», raconte Matthieu Régnier. Pourtant, la start-up se diversifie, en faisant l’acquisition de 2 marques de filament, Filo3D et Chromatik, notamment grâce à l’investissement en juillet 2016 d’Olivier Leclercq, ancien président de Décathlon et fondateur des hôtels Olivarius, à hauteur de 3 M€.

 

«Nous l’avons invité à venir voir par lui-même ce que nous vivions, ce qu’on avait déjà accompli et quelle était notre vision et l’énergie qui animait nos équipes. C’est quelqu’un de très pragmatique. Il nous a beaucoup questionnés sur notre business model, notamment la partie commerciale que les jeunes créateurs délaissent souvent au profit de la technique».

 

Grâce à ce coup de pouce, l’entreprise compte poursuivre sa croissance et anticiper les évolutions de l'impression 3D. «Concrètement, cette levée nous a permis de renforcer notre équipe R&D et notre bureau méthode. Nous avons fait l’acquisition de nouveaux équipements de test et de qualification de nos produits. Nous avons aussi dopé l’équipe commerciale».

 

Une place à prendre

Dagoma compte désormais 60 personnes. Maintenance, montage, informatique, SAV, marketing, face à la demande, la start-up embauche et déménage dans des locaux plus grands afin d’augmenter sa capacité de production. Outre son siège historique à Roubaix, Dagoma a ouvert un Dago’center (centre de formation et d'assistance pour les clients) à Pessac, près de Bordeaux.

 

«Aujourd’hui, nous faisons de la vente directe via notre site Internet et nous sommes également distribués par des revendeurs : Boulanger, Bureau Vallée... Nous espérons maintenant former nos revendeurs aussi bien sur la technique que sur les usages», explique Matthieu. Dernier projet en date : l'implantation en mai dernier à Goleta en Californie. Grâce à ce nouveau site de production, Dagoma espère se déployer rapidement aux États-Unis.

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