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Développement personnel : votre ego est-il votre ami ou votre ennemi ?

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L’ego est la partie humaine de l’homme qui s’oblige à tout ramener à lui. Tout humain est attiré inéluctablement par tout le système mis en place par l’ego. Sans l’ego, l’homme matière n’existerait pas puisque le corps en est son idole. Explications.

Avez-vous remarqué que presque personne ne parle de l’ego ? La raison en est simple, si l’on en vient à en parler, les gens pourraient prendre conscience de leur dépendance et pourraient avoir envie de devenir un peu moins dépendant.

 

Différentes pistes de réflexion

L'écrivain et guide spirituel Arnaud Desjardins a donné un jour en souriant cette définition: « L'ego, c'est quand on reçoit une photo de groupe, de tout de suite regarder comment on se trouve. »

 

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Le philosophe américain Alan Watts, l'un des pères de la contre-culture à l'origine du mouvement hippy, disait de l'ego : « Its a joke ! » - c'est un canular ! Pour la tibétologue Alexandra David Neel, il s'agit d'un « mirage, un torrent perpétuellement fuyant fait de multitudes de particules diverses ». Comment comprendre la nature de l'ego ? Forcément, en opérant un mouvement vers l'intérieur.

 

Comment se construit le moi ?

Un moi sain, qui est notamment une identification à certaines valeurs des parents ne peut se construire que sur un soi sain, comme un arbre pousse grâce à un enracinement de ses racines dans le sol. Or, une majorité de personnes, actuellement, ont des manques dans la zone du soi, c'est-à-dire du sentiment d'exister (et de s'aimer et s'accepter) et n'ont donc pu construire un moi vrai.

 

Freud appelait nos deux instincts de base l'eros et le besoin de destruction, et les appelait libido. Ces instincts cherchent à se décharger dans le monde ; ils cherchent donc des objets auxquels s'attacher ET des objets qui seront détestés, ces objets seront en partie intériorisés (devenant le MOI, qui a donc aussi une fonction défensive pour ne pas être envahi par des pulsions incontrôlables venant du soi) mais aussi projetés sur le monde extérieur, créant une vue du monde partielle qui nous arrange, qui évite de voir ce que nous n'avons pas résolu (ne pas méditer car on a peur de la solitude ou ne pas aimer car on a peur de la proximité par exemple).

 

L’ego, maître de nos actions ?

Kant écrivait que « La volonté de faire le bien de l’autre est l’essence même de la tyrannie ». Difficile d’entendre cela quand on passe sa vie, notamment dans le bénévolat, à donner de son temps aux autres. Pourtant, derrière cette belle générosité se cachent des raisons difficilement identifiables car secrètes, qui témoignent de la puissance de l’égo. A partir du moment où l’on devient conscient de cela, l’ego n’est plus le maître de nos actions et le véritable « don de soi » peut commencer.

 

Une fausse représentation de soi-même

Pour un certain nombre de courants spirituels, l'ego serait la représentation fausse qu'un individu se ferait de lui-même. Cette représentation ferait écran à la vraie nature de l'homme. Certains auteurs parlent de l'ego comme d'une fausse personnalité constituée de souvenirs et d'expériences.

 

Elle diffèrerait de la personnalité originelle de tout être humain, produit de sa naissance et de son héritage génétique. Une telle confusion produirait une illusion qui priverait ceux qui en sont prisonniers d'une vraie liberté et les enchaînerait à des schémas de souffrance (égocentrisme, orgueil, vanité, amour-propre, perception erronée du monde).

 

Dans cette conception, une personne libérée de son ego connaît l'éveil spirituel. Les méthodes pour se libérer de l'emprise de l'ego sont diverses et chaque école spirituelle a plus ou moins la sienne[].

 

La tromperie de l’ego

Même si parfois vous reconnaissez ces paramètres et la tromperie de votre ego, vos capacités de réaction ne sont pas toujours celles qu’elles devraient être. L’ego a un pouvoir anesthésiant considérable ! Par moments vous lui résistez, mais il revient si facilement à la charge qu’il rattrape aisément le terrain qu’il a perdu quelques secondes avant.

 

Il faut donc être très vigilant par rapport à soi-même. Votre ego se manifeste souvent au-travers de votre autorité et de votre grand désir, bien souvent inconscient, d’imposer aux autres vos idées, vos façons de penser ou d’agir.

 

Vous pensez que ce que vous dites ou faites est bien, que ce que dit ou fait l’autre n’est pas bien et c’est là que vous avez tort ! Chacun agit en fonction de la compréhension qu’il a de lui-même et de l’être spirituel qui est en lui. Sur la Terre, beaucoup d’êtres n’ont simplement que la conscience relative de l’humain. Ils ne se sont pas encore éveillés à la conscience du divin.

 

Trop de pouvoir donné à l'ego empêche d'être dans l'acceptation, on est alors dans la création mentale. Ce sont des croyances qui sont comme des excroissances mentales, ce sont des choses apprises qui nous figent dans un référentiel de bien et de mal, comme un bagage génétique et mental parfois inconscient car étant un héritage.

 

Or il n'y a pas d'égo dans l'instant présent : l'égo se nourrit du passé ou a peur de l'avenir. La dimension mentale doit être au service de l'être. Les conseils que l'on donne aux autres sont un exemple de l'expression de l'égo, et si on insiste, cela relève même de l'orgueil. Un rapport aux autres difficile est révélateur des problèmes d'acceptation vis-à-vis de nos propres parents.

 

Quand l'ego est le centre de votre être, votre conscience et votre vie émotionnelle sont dans un état de crispation. Vous êtes pétrifiés de peur et de cette position, vous êtes constamment sur la défensive. Lorsque vous êtes au stade de l'ego, vous faites toujours l'expérience d'un manque, d'un besoin de plus.

 

L’acceptation d’un besoin de reconnaissance

Selon Pamela Kribbe, l'ego enregistre le besoin d'amour et de sécurité mais il a pour but de répondre à ce besoin sans faire face aux ténèbres intérieures et à la peur. « Pour accomplir cela, il applique un « truc » : il transforme le besoin d'amour en besoin d'approbation et de reconnaissance de la part des autres. 

 

Il transforme le besoin d'harmonie et d'unité en besoin d'exceller et d'être meilleur que les autres. Une fois que vous pensez qu'être aimé c'est être admiré pour vos exploits, vous n'avez plus besoin d'aller en vous pour obtenir de l'amour ; vous devez simplement travailler davantage ! De cette façon, l'ego s'efforce de maintenir le couvercle sur la marmite de la peur. » explique-t-elle.

 

Votre aspiration originelle à l'amour a été transformée en désir de reconnaissance. Vous recherchez constamment une confirmation externe qui vous rassure temporairement. Votre conscience est essentiellement focalisée sur le monde extérieur. Vous vous fiez aux jugements des autres et vous êtes très crispé sur ce que les gens pensent de vous. C'est très important pour vous, car votre estime de soi dépend de cela.

 

En fait, le sens de votre valeur baisse de plus en plus, car vous abandonnez votre pouvoir aux forces externes qui vous jugent selon vos performances extérieures, et non selon votre être véritable.

 

Une vision déformée de la réalité

Mais lorsque l'ego se met à diriger la conscience de l'âme, au lieu de fonctionner comme un outil, l'âme est déséquilibrée. Quand l'ego régente l'âme, (ce qui est le sceau d'une conscience fondée sur l'ego), il ne fait pas que traduire les impulsions intérieures en formes matérielles, mais il va contrôler et refouler de façon sélective ces impulsions.

 

L'ego vous présente alors une version déformée de la réalité. L'ego déséquilibré est toujours à la poursuite du pouvoir et du contrôle et il interprètera les faits en positif ou en négatif selon cet éclairage.

 

Il est très instructif de découvrir vos motivations fondées sur le pouvoir ou le contrôle dans vos actes quotidiens. Essayez de repérer à quelle fréquence vous voulez soumettre les choses ou les gens à votre volonté, même si c'est pour une noble cause. A quelle fréquence êtes-vous agacé par des choses qui ne vont pas comme vous le voulez ?

 

Il est important de réaliser que derrière le besoin de contrôler il y a toujours une peur de perdre le contrôle. Posez-vous donc la question : Quel est le risque de relâcher le contrôle, de lâcher-prise de ce besoin de prévoir ? Quelle est ma plus grande peur ?

 

Affronter ses peurs 

Soyez bien conscients que sous la bannière de l'ego, vous pouvez être à la fois gentils et méchants, donner et prendre, dominer ou subir. Beaucoup de dons apparemment non-égoïstes sont en fait un appel inconscient  à recevoir de l'attention, de l'amour et de la reconnaissance de celui à qui vous donnez. Lorsque vous prenez toujours soin des autres et que vous leur donnez beaucoup, vous vous cachez simplement à vous-mêmes. 

 

Pour comprendre ce que signifie la domination de l'ego, restez simples : observez-vous dans votre vie quotidienne. La présence de la domination de l'ego peut se reconnaître au besoin de contrôler les choses. Par exemple, vous voulez que certaines personnes se comportent d'une façon particulière.

 

Pour que cela se produise, vous adoptez certains modes de comportement. Vous êtes par exemple aimables et dociles, et vous essayez de ne jamais froisser personne. Derrière ce comportement se trouve un besoin de contrôle. « Parce que je veux que tu m'aimes, je ne te contrarierai pas ». Cette ligne de comportement est fondée sur la peur. C'est la peur de vous affirmer, la peur d'être rejeté et abandonné. Ce qui paraît gentil et agréable est en fait une forme de déni de soi. C'est l'ego à l'oeuvre.

 

Aussi longtemps que l'ego gouverne votre âme, vous aurez besoin de nourrir votre âme avec l'énergie des autres pour vous sentir bien. Il semble que vous deviez mériter l'acceptation des autres, d'une autorité au-dehors de vous.

 

Mais le monde autour de vous est instable. Vous ne pouvez jamais vous fier à l'adhésion permanente de ceux sur qui vous vous appuyez, que ce soit votre épouse, votre patron ou vos parents. C'est pourquoi vous devez travailler tout le temps, être toujours aux aguets pour attraper des « morceaux d'approbation » au passage. Ce qui explique l'état de tension et de nervosité permanent où se trouve celui qui est coincé au stade de l'ego.

 

 

 

 

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