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Entreprises : quels crédits bancaires pour quels financements ?

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Crédits de trésorerie ou crédits de mobilisation de créances, facilités de caisse, crédit de campagne ou excompte... Chaque type de finacement peut faire l'onjet d'un crédit spécifique auprès de votre banque.

Les «crédits d’exploitation» ou «crédits de fonctionnement» sont des crédits bancaires à court terme dont l’objet est d’assurer l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise.

La durée de ces crédits est inférieure à l’exercice comptable, mais ils peuvent être reconduits chaque année après réexamen par la banque de la situation financière de l’entreprise.

On distingue :

- les crédits de trésorerie : facilité de caisse, découvert, crédit de campagne ;

- les crédits de mobilisation de créances : escompte, cessions Dailly, affacturage.

 

Principaux crédits bancaires

 

Facilité de caisse. C’est une autorisation donnée à l’entreprise de laisser son compte devenir débiteur pour une durée très courte à l’occasion de grosses sorties de trésorerie relevant du cycle normal de l’exploitation : paiement des salaires, de l’Urssaf, de la TVA... La facilité de caisse couvre des décalages entre dépenses et recettes ponctuels et limités dans le temps. Elle peut être ponctuellement reconduite. Elle est révocable sans préavis contrairement aux autorisations de découvert.

 

Découvert. D’une durée plus longue que la facilité de caisse (quelques semaines, voire quelques mois), ce crédit est destiné à compléter le fonds de roulement de l’entreprise lorsqu’il est temporairement insuffisant. En accordant ce crédit sans échéance précise, le banquier se montre exigeant : situation de l’entreprise, ancienneté des relations avec la banque, garanties...

 

La banque donne son accord par écrit (pour une durée de 1 an), moyennant une commission de confirmation de l’ordre de 0,5 à 1,5% du montant autorisé. Le découvert présente l’avantage d’être un crédit ne donnant lieu à paiement d’intérêts que sur les utilisations réelles. Toutefois, au taux du découvert s’ajoutent la «commission de découvert» et la «commission de mouvement», qui accroissent le coût du crédit, dont le TEG est supérieur à celui d’un crédit de mobilisation de créances.

 

Crédits de campagne. Ces crédits financent les besoins liés à la saisonnalité des activités. Ils permettent de combler des décalages importants de trésorerie découlant du cycle d’exploitation ayant une durée relativement longue (souvent 7 à 9 mois, voire plus) et portent sur de gros montants. Ils nécessitent la présentation d’un plan de trésorerie précis faisant ressortir les besoins mensuels de financement. Pour la banque, il s’agit d’un crédit risqué car il doit être remboursé par la vente future des marchandises. Le banquier exige donc une situation financière saine, souvent le nantissement du stock de marchandises objet de la campagne et d’autres garanties complémentaires.

 

L’escompte. L’escompte est l’opération par laquelle une banque met immédiatement à la disposition d’une entreprise le montant d’une créance matérialisée par un effet de commerce (traite, LCR, billet à ordre…) contre remise de celui-ci et après déduction des agios correspondant au temps restant à courir jusqu’à l’échéance de ces effets. Avant d’accorder une autorisation d’escompte, le banquier étudie la situation financière, l’importance du CA, la proportion de CA confiée à la banque sollicitée, les délais de paiement consentis à la clientèle, le type de clientèle...

 

La banque, désormais propriétaire des traites, peut exiger de son client (le tireur) qu’elle lui soit remise «acceptée», le tiré (le client du client) devant porté sur la traite la mention manuscrite «acceptée» suivie de sa signature. L’acceptation rend le tiré irréversiblement débiteur du paiement de la traite. Souvent, la banque n’escompte que des effets n’ayant pas plus de 90 jours à courir. Elle écarte les «signatures» qui ne lui conviennent pas, refuse d’escompter des traites sur des débiteurs sur lesquels elle a de mauvais renseignements... En cas d’impayé, elle peut se retourner contre son client en le débitant ou poursuivre le tiré. Une formule lourde et peu souple, une traite ne pouvant être mobilisée qu’en totalité.

 

La loi Dailly. La cession de créances consiste à transférer la propriété d’une partie du poste «clients» de l’entreprise à sa banque en échange d’une ligne de crédit à court terme rémunérée généralement au taux de l’escompte. L’entreprise et la banque signent une convention définissant les modalités de la procédure, puis, au coup par coup, l’entreprise remet à la banque un «bordereau de cession» accompagné d’un double des factures.

 

Après vérification et sélection, la banque crédite le compte de l’entreprise de la totalité de la remise (ou d’un pourcentage de celle-ci) et prélève ses agios. Propriétaire des créances, la banque exige souvent (mais pas toujours) de notifier la cession des créances aux débiteurs afin d’être sûre que le règlement lui sera adressé. Elle se réserve le droit de débiter son client du montant des créances qui ne sont pas encaissées à l’échéance. Cette forme de crédit peut se substituer à l’escompte. Toutefois, les banques peuvent être réticentes à l’accorder, surtout sans notification aux débiteurs.

 

L’affacturage. C’est une opération par laquelle un factor (société financière spécialisée dans l’affacturage) achète à une entreprise une créance et se charge de son recouvrement.

 

Le factor gère les comptes clients de l’entreprise, effectue les relances et assume le contentieux. L’affacturage permet généralement un financement pouvant aller jusqu’à 90% des créances. L’entreprise doit constituer auprès du factor un dépôt de garantie à hauteur de 10% de l’encours, alimenté par une retenue du factor. Ce dernier oblige souvent l’entreprise à lui confier la totalité de ses créances.

 

Cette technique est relativement chère : son coût englobe la commission d’affacturage (gestion des créances et assurance) de 1 à 3% du montant des factures TTC et, en cas de mobilisation, les intérêts payés prorata temporis sur les avances faites. Il est préférable d’approcher une société d’affacturage ayant développé des prestations adaptées (Natexis Factorem, BNP Paribas Factor, Eurofactor du Crédit Agricole, LCL Factoring...). Le choix d’un partenaire qui n’appartient pas au groupe de la banque de l’entreprise peut s’avérer judicieux.

 

 

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