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Formule 1 : le pari de Renault

Yannick Boutot

Renault a fait le pari de revenir en Formule 1 en tant que constructeur à part entière suite au rachat de Lotus entériné en fin de saison dernière. Alors que 2015 a été difficile pour les écuries motorisées par Renault, c’est un pari osé que tente le constructeur français.

Ce pari de Renault répond à deux objectifs :

- accroître le prestige de la marque par rapport à ses concurrents ;
- sortir par le haut des affaires sur le respect des normes pollution qui entachent la réputation des constructeurs
 

Renault en Formule 1 : un pari osé

Le pari est osé car le fossé est grand entre fournir un moteur et devenir un constructeur à part entière et ce même si Renault dispose d’un glorieux passé en Formule 1 et d’une base solide avec sa base anglaise exLotus. D’autres constructeurs n’ont pas tenté ce pari, comme Audi qui a renoncé à s’engager, alors que Honda a connu une première saison très difficile en motorisant McLaren.

 

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Renault prépare le futur

En agissant de la sorte, Renault prépare le futur, en misant sur l’accroissement de son image et de sa notoriété, mais également en engageant des recherches sur les moteurs de demain à travers la récupération d’énergie, la consommation et la performance.

 

Renault joue également sur la fibre patriotique et historique compte-tenu du fait que la livrée de ses voitures est une version actualisée de celle de Prost et Jabouille dans les années 80.

 

 

La décision de revenir en Formule 1 est forcément à double tranchant et doit être sportivement réussie. C’est là que se situe la plus grosse difficulté mais c’est également, et surtout, au niveau des résultats que sera jugée cette opération de communication.

 

Prise de risque et audace

Moteur et voitures devront permettre à deux pilotes peu expérimentés (Jolyon Palmer) et peu côtés (Kevin Magnussen) de tirer leur épingle du jeu dès cette saison afin de permettre une montée en puissance vers les avant-postes d’ici deux à trois ans.

Un pari osé donc mais qu’il convient de saluer comme il le mérite pour son audace et la prise de risque qu’il représente !


  L'auteur



Yannick Boutot est une « plume » girondine.

Titulaire d’un Master en histoire de l’art, archéologie et patrimoine, il a fait ses armes dans la communication auprès de Paul-Loup Sulitzer dont il fut l’assistant, le documentaliste (Angolagate, chronique d’un scandale d’Etat) et avec qui il travailla dans la communication en assimilant les codes du genre.

Homme de réseaux, observateur de la vie politique, culturelle et économique, il est collaborateur d’élus et chroniqueur pour Entreprendre.



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