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Immobilier : les prix flambent à Bordeaux !

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La liaison à grande vitesse et la qualité de vie de Bordeaux attirent les acheteurs. Avec une demande bien supérieure à l’offre, les prix sont à la hausse, en particulier dans le centre-ville.

La capitale girondine séduit toujours davantage. Elle est d’ailleurs régulièrement en tête du palmarès des villes les plus attractives. En 2015, elle a battu son record historique de 6 millions de visiteurs. Et les raisons sont multiples !

 

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Cette ville à taille humaine de plus de 230.000 habitants ne manque pas d’atouts : un ensoleillement important, les plages de l’océan Atlantique à moins de 30 minutes et la liaison TGV qui la mettra bientôt à 2 heures de Paris attirent autant les jeunes couples que les familles.

 

Des biens recherchés dans l’hypercentre

Consciente de cet attrait, la ville porte plusieurs projets de construction, notamment aux Bassins à flot, sur l’ancienne base marine qui jouxte le centre de Bordeaux.

 

«Des immeubles se construisent avec des écoquartiers et des espaces verts pour séduire les familles», indique Lionel Klotz, directeur d’une agence Orpi à Bordeaux. D’ici 2020, la ville a ainsi prévu d’accueillir 50.000 habitants supplémentaires. Dans ces nouveaux quartiers en devenir, on trouve déjà des 2 pièces affichés à 175.000 €.

 

Cette qualité de vie crée un afflux de demandes d’acheteurs importantes, contribuant à maintenir des prix élevés. Ainsi, dans un marché immobilier stable, voire en baisse, les biens situés à Bordeaux ont pour leur part augmenté de 2% depuis un an. En moyenne, ils se vendent 3.000 €/m². Mais de grandes variations peuvent être observées selon les quartiers, d’où des prix qui flambent jusqu’à 6.000 €/m².

 

«En majorité, les acheteurs sont des primo-accédants de plus en plus jeunes, attirés par des taux d’intérêt bas. Les familles s’installent pour leur part en périphérie. Enfin, on voit aussi des retraités se rapprocher du centre-ville», constate Lionel Klotz.  

 

Centre-ville : les pépites existent mais sont rares

Les quartiers les plus recherchés restent évidemment ceux du centre-ville. Dans le triangle d’or du grand théâtre et du Jardin-Public, peu de maisons mais des appartements dans des immeubles anciens de caractère, toujours très recherchés en particulier les 3 pièces. Les prix oscillent entre 4.000 et 6.000 €/m².

 

Si les petites surfaces sont plus nombreuses, le marché offre parfois des pépites, à l’image de cet appartement de 236 m² dans un immeuble en pierre de taille et doté de prestations haut de gamme, affiché au prix de 940.000 €.

 

Un déficit d’offres de maisons

Les quartiers de Nansouty, Saint-Genès et La Victoire sont également recherchés pour leur accès au tramway. On peut y dénicher une échoppe bordelaise de 85 m² pour 420.000 €. En allant au nord de l’hypercentre, le quartier des Chartrons séduit les amateurs de biens plus atypiques, comme ce loft de 300 m² affiché à 1 M€.

 

Un peu plus loin, dans la zone d’Ornano, les échoppes bordelaises de 150 m² se négocient autour de 400.000 €. En revanche, d’autres quartiers, nettement moins prisés, affichent des prix en chute libre. C’est le cas de la rive droite de la Garonne où un appartement de 3 pièces se négocie facilement autour de 100.000 €.

 

La périphérie attire naturellement les familles en quête d’espaces verts. «La commune de Pessac, proche du centre, est particulièrement recherchée». Une maison de 130 m² sur un beau terrain de 1.800 m² s’est récemment arrachée à 525.000 €. Mais ce marché devrait bientôt souffrir. «La municipalité privilégie les constructions d’appartements et l’offre de maisons familiales est déjà en déficit. Cela devrait continuer à s’accentuer», constate Lionel Klotz.

 

Bordeaux attire et la municipalité l’a bien compris et favorise les constructions de nouveaux logements, avec une majorité d’appartements allant du 2 au 4 pièces. Les investisseurs ont tout intérêt à concentrer leurs recherches sur le centre-ville, et en particulier dans le quartier de la gare. Proche des commerces et du tramway, il attire les étudiants. Et en regard de la forte demande sur ce marché, les prix ont tendance à flamber. Un studio de 25 m² dans cette zone se vend entre 4.000 et 4.500 €/m², comme ce 2 pièces de 40 m² parti pour 164.000 €.

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