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Incubateurs de startup : les PME entrent en scène

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Si les grands groupes ont depuis plusieurs années mis en place des programmes d’accompagnement pour des projets innovants, les PME et les ETI sont encore discrètes sur le sujet. Mais les choses changent.

Transformer une idée, même géniale, en chiffre d'affaire n’est jamais simple. Pour y parvenir, les porteurs de projets ont besoin d’être accompagnés. Parmi les différentes structures, les incubateurs apportent conseil et assistance pour le développement commercial, le recrutement, la recherche de financement… et parfois un soutien logistique, en termes d’hébergement, de ressources et de services partagés.

 

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Historiquement, il s’agissait d’organismes sans but lucratif, généralement liés à des établissements publics ou para-publics, notamment des écoles, des universités et des centres de recherche. Les années 1990 ont vu apparaître des incubateurs privés, à l’image du pionnier californien Idealab ou des français Republic Alley, Kangaroo Village ou Startup Avenue, se rémunérant à travers une prise de participation en échange de l’accompagnement.

 

Après l’explosion de la bulle Internet de 2001, le modèle a évolué vers celui d’accélérateur, le but étant d’obtenir une levée de fonds significative à l’issue du programme et de réaliser une plus-value lors d’un second tour de table, à l’image de Y Combinator, créé par Paul Graham aux États-Unis en 2005, de Seedcamp créé en 2007 en Angleterre ou de Numa (ex-Le Camping) à Paris.

 

Les entreprises s’y mettent

Troisième catégorie, les incubateurs d’entreprises ont longtemps été l’apanage des grands groupes. À l’image de Google ou Facebook, des sociétés comme Engie, Orange, la SNCF ou le Crédit Agricole ont investi le terrain, afin de détecter le plus tôt possible les jeunes pousses les plus prometteuses de leur secteur d’activité.

 

Même si le phénomène n’en est encore qu’à ses prémices, les PME et les ETI se lancent à leur tour. Car cette démarche se révèle pertinente ! «Il y a eu un avant et un après Internet.

 

Aujourd’hui, le numérique et le digital dessinent une nouvelle économie avec de nouveaux modèles et référentiels. Les start-up du numérique sont les pionnières de cette évolution. Elles doivent se développer dans un environnement en constante évolution, voire en pleine création.

 

Ces nouveaux business présentent de belles opportunités économiques pour la France, mais aussi pour les entreprises traditionnelles afin qu’elles pensent plus loin pour toucher une clientèle désormais mondiale», explique Frédéric Léger, associé du cabinet d’audit, de conseil et d’expertise comptable BDO, à l’origine du programme BDO Coaching.

 

Gagnant-gagnant

Pour les PME et ETI qui mettent en place de tels programmes, l’intérêt est multiple : assurer une veille technologique élargie, compléter la R&D interne, favoriser les transferts de compétences et éviter de voir surgir un concurrent disruptif sur son secteur.

 

En se confrontant à des créateurs qui maîtrisent les subtilités du numérique mais aussi des modes de management différents et plus agiles, elles bénéficient également d’un cours de conduite du changement accéléré.

 

Côté start-up, si les ressources mises à leur disposition sont souvent moins importantes, elles bénéficient de l’expertise d’un véritable chef d’entreprise, qui sait ce qu’un client signifie et qui ne perd jamais de vue le pragmatisme du compte de résultat. Leurs mentors leur ouvrent également les portes d’un écosystème sectoriel qui leur fait gagner beaucoup de temps, en trouvant les meilleurs fournisseurs, clients et partenaires.

 

Et, plus important encore, la relation est plus directe, plus humaine et plus entrepreneuriale. Derrière les pionniers, espérons que de nombreuses PME se lancent !

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