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Industrie : la #FrenchFab fait parler d'elle

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Après la French Tech et la French Touch, voici la French Fab pour renouer avec le développement de l'industrie tricolore, dont l'expertise et les atouts existent bel et bien ! Rencontre avec Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance qui se bat pour mettre en valeur l'écosystème de l'industrie tricolore, ses forces et ses expertises.

 

L'industrie française n'est pas morte ! Si sa part dans le PIB a été réduite de moitié entre 1970 et 2014, les récents contrats remportés par DCNS (34 Mds€ pour 12 sous-marins) et les chantiers navals de Saint-Nazaire (4 Mds€ pour 4 nouveaux navires) témoignent d'un rebond significatif.

Car notre industrie possède de nombreux atouts que Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, compte bien mettre en avant pour lui redonner confiance et fierté. Son ambition affichée ? Mettre en valeur l'écosystème de l'industrie tricolore, ses forces, ses expertises, pour renouer avec le développement.

 

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Vers un Mittelstand français?

«La French Fab, c’est un peu la French Touch dans l’industrie !», résume Nicolas Dufourcq qui ose le parallèle entre mode, culture et gastronomie d'un côté, agro-alimentaire, chimie et caoutchouc de l'autre.

 

«C’est l’idée que l’industrie française n’a absolument pas disparu, que nous avons un million d’ingénieurs en France comme il y a un million d’ingénieurs en Allemagne, et que tout ce tissu d’entreprises industrielles de rang 1, 2 ou 3 va connaître un développement significatif avec l’usine du futur et les objets connectés», poursuit-il.

 

S'il cite l'Allemagne, c'est parce que son modèle industriel a de quoi faire rêver : les ETI familiales d'outre-Rhin, non cotées en Bourse et ancrées dans les territoires, pèsent 45% du PIB allemand (contre 11,2% en France en 2014, source INSEE) et assurent 70% de l'emploi.

 

«Le grand récit national de nos voisins allemands c’est le Mittelstand, un récit protecteur qui rassure tout le monde et auquel tout le monde se relie. Il est clair qu’à partir du moment où quelque chose est nécessaire pour le Mittelstand, toute l’Allemagne se serre les coudes pour le fournir. Donc c’est une priorité nationale, mais qui est fondée sur un récit patriotique. Il faut réussir cela en France. Il y a une équation qui part de la fierté qu’on peut entretenir pour la French Fab, qui va ensuite vers toutes sortes d’actions d’initiative publique et privée destinées à accompagner les efforts des entrepreneurs. De même que l’on a réussi avec la French Tech à révéler à la fois un phénomène générationnel, une énergie et des talents, avec la marque French Fab on peut révéler la grande richesse de notre tissu industriel, donner envie de les accompagner, aux jeunes de les rejoindre...».

 

Des atouts à exploiter

Pour Nicolas Dufourcq, la force de la French Fab réside notamment dans la grande qualité de ses ingénieurs et de ses produits, la créativité française, l’ingéniosité, les solutions qu’elle est capable de mettre en œuvre.

 

«On voit bien dans les objets connectés par exemple, que l’on est très en avance. Pourtant, on n’imagine pas à quel point la France n’est pas considérée pour son industrie. Il faut faire un énorme travail de reboarding, c’est-à-dire de réaffirmation de notre puissance et de nos forces, y compris dans les domaines les plus technologiques de l’industrie».

Alors que l'usine du futur et la transition numérique apparaissent aujourd'hui comme des facteurs clés de la compétitivité des entreprises industrielles, la France a une réelle carte à jouer.

 

«Elle est très bien placée. Elle a raté toute la vague de la machine-outil qui a été prise entièrement par les Allemands. D'ailleurs, la machine-outil française a pratiquement disparu. En revanche, l’installation d’une informatique connectée et des objets connectés dans le monde de la machine-outil est une opportunité formidable pour notre pays. La France peut être l’un des pays qui va complètement digitaliser l’industrie. C’est ce à quoi nous essayons de contribuer, notamment avec nos prêts, pour convaincre les industriels français de cette opportunité».

 

Avec les prêts Usine du futur de la BPI pour un montant de 15 Mds€ d’ici 2018, la France peut-elle devenir un leader international dans la digitalisation de l’industrie ?

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