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Osez la Bourse avec le PEA et le PEA-PME

Entreprendre.fr

Même si « jouer » en Bourse peut-être risqué, sur une tendance de fond, il est possible d'obtenir de bons rendements, surtout en profitant des avantages fiscaux du plan d'épargne en actions.

Il faut parfois avoir les nerfs solides lorsqu’on investit en Bourse. Les marchés financiers sont en effet très sensibles et surréagissent aux informations macro-économiques, aux tensions géopolitiques et aux évolutions des secteurs d'activité. Les signaux négatifs se sont multipliés en 2015 (crise grecque, ralentissement de la croissance chinoise, fin annoncée du soutien à l’économie de la Banque centrale américaine…).

 

Pourtant, ceux qui ont été patients ont pu constater un niveau de performance tout à fait satisfaisant : + 19% en France ou + 16% en Allemagne, nettement supérieure à celui des États-Unis (+ 1%). En l’absence de rentabilité des placements de trésorerie ou des fonds obligataires, les investisseurs institutionnels, comme les particuliers, n’ont d’autre choix que de se tourner vers les actions pour faire fructifier leur épargne. Les marchés restent donc très dynamiques.

 

 

Définir ses objectifs

 

L'intérêt d'investir en bourse est évidemment de réaliser des gains sur ses placements. Ces gains proviennent de deux sources, les revenus et les plus-values :

  • le revenu d'une action est le dividende, versé généralement aux actionnaires une fois par an au titre des bénéfices réalisés au cours de l'exercice écoulé, sur décision de la société ;
  • la plus-value est le bénéfice résultant de la différence entre le prix de vente (moins les droits de sortie) d'un titre et son prix d'achat (majoré des droits d'entrée). Si le résultat est négatif, l'investisseur réalise une perte, une moins value.

Pour obtenir le meilleur résultat, il convient de définir sa stratégie d'investissement, en fonction de ses objectifs, de sa position face au risque, de l'équilibre entre revenus et plus-values...

 

Privilégier le rendement permet de s'assurer un revenu régulier. Mais attention, les entreprises qui privilégient les actionnaires sont, par définition, celles qui n’investissent pas et le risque de perte de valeur n'est pas à négliger. D'autant que les entreprises en perte de vitesse ont parfois tendance à augmenter le versement de dividendes pour attirer des investisseurs.

 

Par ailleurs, la politique en matière de versement de dividendes peut changer d'une année à l'autre. Tabler sur l'augmentation de la valeur d'une entreprise est la véritable raison d'être de la Bourse.

 

 

Plan d’épargne actions (PEA)

 

Ouvert pour une durée de huit ans minimum, le PEA constitue une enveloppe fiscale permettant d’investir sur les marchés européens. L’investisseur peut ainsi acquérir des actions et des titres d'OPCVM, tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d'une exonération d'impôt sur les dividendes et les plus-values.

 

Le PEA peut être alimenté en une ou plusieurs fois, dans la limite d’un plafond de versement en numéraire de 150.000 €. Les dividendes et autres fruits du capital n'entrent pas dans le décompte de ce plafond ; de fait le solde du PEA peut donc dépasser 75 000 €.

 

Ce montant est porté à 300.000 € pour un couple ou des partenaires liés par un Pacs et soumis à une imposition commun. Les fonds sont disponibles mais tout retrait effectué avant huit ans entraîne la clôture du PEA. Peuvent être placés dans ce portefeuille des actions françaises et européennes de sociétés cotées ou non, des fonds investis au moins à 75% dans des valeurs éligibles, dont 50% d'actions.

 

Pour être éligibles au PEA, les entreprises doivent être redevables de l'impôt sur les sociétés et dont le siège social se situe en France, dans un État de l'Union européenne, en Norvège, en Islande ou au Liechtenstein.

 

 

Avantages fiscaux

 

L'avantage premier du PEA est l'attrait fiscal qu'il procure, et c'est ce qui le différencie d'un compte-titre ordinaire. Depuis le 1er janvier 2013, les plus-values de cessions dans le cadre d'un compte-titre ordinaire sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu après un abattement pour durée de détention des actions de 50% pour une durée de détention comprise entre 2 et 8 ans et de 65% pour une durée de détention supérieure à 8 ans. Les prélèvements sociaux de 15,5% sont dus sur les plus-values avant abattement.

 

 

Le PEA-PME pour compléter le PEA

 

Le PEA-PME fonctionne comme un PEA classique, mais les entreprises doivent de plus :

- employer moins de 5.000 salariés ;

- afficher un chiffre d'affaires annuel inférieur à 1,5 Mds€ ou un total de bilan inférieur à 2 Mds€.

Le plafond est fixé à la moitié de celui du PEA classiqe, soit 75.000 € pour une personne seule ou 150.000 € pour un couple soumis à l'imposition commune.

Le PEA-PME est cumulable avec un PEA classique.  C'est essentiellement un outil de diversification des placements.

 

 

 Évitez les fonds obligataires

Portés pendant 30 ans par la baisse quasi continue des taux d’intérêts sur les marchés, il n’y a désormais plus grand-chose à en espérer. C’était d’ailleurs déjà le cas en 2015 : les fonds investis en emprunts d’États n’ont ainsi rapporté que 2,01% sur les 11 premiers mois de l’année, en moyenne (+0,16% pour ceux investis en dette d’entreprise).

 

En cause, la fin annoncée de la politique monétaire accommodante de la Banque centrale américaine et la hausse probable des taux d’intérêts sur les marchés. Car, c’est la règle avec les obligations, toute remontée des taux se traduit mécaniquement par une baisse de la valeur des fonds obligataires, détenteurs d’obligations anciennes, moins rentables que celles nouvellement émises.

 

Dans les années à venir, seuls pourraient tirer leur épingle du jeu les fonds flexibles, en mesure de saisir les opportunités sur tous types d’obligations. Parmi les moins risqués d’entre eux : M & G Optimal Income (M & G Investments), Parvest Bond World Income (Theam BNP Paribas) et SP Opportunités européennes (Schelcher Prince Gestion).

 

 

 A savoir

Le compte-titres simple (non défiscalisé) n’a aucun intérêt. Les plus-values réalisées sont soumises aux prélèvements sociaux, et à l’impôt sur le revenu, après un abattement variable selon la durée de détention des titres, de 50% pour une durée de détention comprise entre 2 et 8 ans, par exemple.

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