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La Fédération Bancaire Française et l'avenir du secteur bancaire

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Marie-Anne Barbat-Layani est la directrice générale de la Fédération Bancaire Française, l'association qui regroupe toutes les banques du territoire. Pour EntreprendreTV et BlogPresse Agency, elle revient l'actualité du moment : financement des entreprises, santé du secteur bancaire, crowdfunding, dématérialisation des banques...

Interview de Marie-Anne BARBAT-LAYANI par Juliette BONNOT - @ BlogPresse Agency (16/01/2017)

 

 

 

Journaliste / blogueuse : Juliette Bonnot

Réalisation et post-production : Arnaud PAUMIER http://www.station-video.fr

 

BlogPresse Agency : Laurent HAMMER, Alexandra BARREAU
https://www.facebook.com/blogpresseagency
https://www.instagram.com/blogpresseagency/

 

Remerciements à Madame Marie-Anne Barbat-Layani, Monsieur Terence de Cruz, et Madame Céline Castex.

 

 

Quelques liens utiles :

1/ Site institutionnel de la FBF

http://www.fbf.fr/

 

2/ Communiqué de juin 2016 sur le recrutement dans le secteur bancaire en 2015 :

http://www.afb.fr/Web/Internet/Intermain.nsf/DocumentsByIDWeb/AAYJZC?OpenDocument&loglvl=67JHSB

 

3/ Communiqué de presse sur l’image des banques françaises (septembre 2016 ) avec des points à noter sur les nouvelles habitudes des clients et la fréquentation des agences bancaires :

http://www.fbf.fr/fr/espace-presse/communiques/l'image-des-banques-francaises-est-a-son-meilleur-niveau-depuis-10-ans

 

4/ Site Avec les PME.fr

http://www.aveclespme.fr/

 

5/ Programme de pédagogie financière « les clés de la banque »

http://www.lesclesdelabanque.fr/

 

Copyright @ BlogPresse Agency 2017

contact : blogpresseagency@gmail.com

 


Retranscription de l'entretien

 


Juliette Bonnot : Bonjour, nous recevons aujourd'hui Marie-Anne Barbat-Layani qui est la directrice générale de la Fédération Bancaire Française. La Fédération Bancaire Française est une association qui regroupe toutes les banques du territoire. Pouvez nous parler un petit peu de votre parcours pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ou qui ne connaîtraient pas la F B.F. ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Alors, d'abord un petit mot sur la F B.F. , à tout seigneur tout honneur, la fédération regroupe les 378 banques qui se trouvent sur le territoire français, et son rôle est représenter la profession dans tous les dossiers qui la concerne. Donc nous représentons les banques qui sont présentes sur le territoire pour discuter avec les pouvoirs publics, dialoguer avec l'ensemble des parties prenantes, et puis aussi ce qui est très important, c'est d'élaborer des positions communes sur les différents sujets concernés.

 

Pour revenir quelques instants sur mon parcours, j'ai passé une bonne quinzaine d'années dans l'administration, notamment sur des sujets financiers ; je suis inspectrice générale des finances, et j'ai passé un peu de temps à Bruxelles, j'ai été aussi directrice adjointe du cabinet du premier ministre ( ndlr : au cabinet de M. François Fillon ), et j'ai passé aussi du temps chez un de mes adhérents pendant trois ans, le Crédit Agricole.

 

 

En tant que représentante des banques françaises, comment se porte selon vous le secteur bancaire français ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Pour commencer, une bonne nouvelle, il n'y en a pas beaucoup parler temps qui court : le secteur bancaire français se porte bien. C'est d'ailleurs un des six grands atouts de l'économie française selon l'OCDE. C'est un secteur qui est à la fois lui-même en bonne situation mais surtout qui finance bien l'économie.

 

Et ça je crois que c'est tout à fait fondamental, c'est d'ailleurs la priorité numéro un de la fédération que je représente, le financement de l'économie, et donc des banques qui sont solides, et qui ont passé tous les tests européens et internationaux qui ont été mis en place pour vérifier la solidité des banques après la crise financière.

 

Des banques qui ont aussi considérablement augmenté leur solidité financière, sans rentrer dans le détail, on a à peu près doubler les fonds propres, c'est-à-dire le capital que les banques ont à leur disposition pour sécuriser leurs activités, donc on a un secteur qui est solide et c’est cette solidité qui lui permet de bien financer l'économie, et c'est ça qui est tout à fait essentiel.

 

 

Quelle est la rentabilité du secteur bancaire aujourd'hui ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Alors la rentabilité du secteur bancaire français, elle est en moyenne un peu en dessous de 7%.

 

 

C'est plutôt enviable pour les entreprises et pour le secteur bancaire ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Oui, c’est à la fois enviable, et en même temps je pense que pour beaucoup de gens c'est une surprise ; beaucoup de gens s'imaginent que dans la banque on a des rentabilités de 20% à 25 %, comme dans d'autres domaines financiers beaucoup moins régulés que le secteur bancaire.

 

Depuis la crise financière, la rentabilité des banques est bonne. Mes adhérents aux niveaux les plus performants se fixent comme objectif de revenir à 10 % de rentabilité, mais on est vraiment à des niveaux qui sont très inférieurs à ceux d’avant la crise financière, notamment parce qu'on a demandé aux banques de mettre beaucoup plus de fonds propres en face de leurs activités, donc comme on mesure la rentabilité en fonction de la rentabilité des fonds propres, évidemment elle est moins élevée que dans le passé, elle est moins élevée que dans la moyenne des grandes entreprises françaises par exemple, mais évidemment on ne se plaint pas et cette rentabilité c'est un des gages de la solidité que j'ai évoqué puisque pour pouvoir mettre de côté de l'argent, pour pouvoir continuer à faire du crédit, puisque dans le secteur bancaire il y a une exigence d'avoir des fonds propres en face de l'activité de crédit, il faut cette rentabilité pour pouvoir accumuler du capital et continuer à être dynamique pour développer le crédit.

 

 

Alors justement, vous parliez des prêts. Les gens peuvent penser que vous ne prettez pas aux gens qui n'ont pas la capacité de rembourser. On prend un exemple tout simple : je suis jeune, je sors de l'école, j'ai envie de me lancer dans une création entreprise, je n'ai pas énormément d'argent mais j'ai un projet ; il n'est pas particulièrement innovant, je lance un salon de coiffure ( je prends un exemple au hasard ), et je vais voir ma banque je lui demande de me prêter de l’argent. Honnêtement, qu'est-ce que va me dire ma banque sachant que je n'ai pas d'argent ?

Comment est-ce que vous jugez, par rapport aux études de la personne, est-ce que c'est un jeune sur lequel il faut qu'on parie, est-ce que vous pensez qu'il va réussir globalement alors qu’il n’a que 25 ans ?

Comment vous faîtes, comment vous comportez-vous avec ce type de personne ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Alors ça c'est le métier de banquier. Le financement, notamment de la création d'entreprise, fait partie de nos métiers, mais la création d'entreprise ne peut pas être financée uniquement sur le crédit. Je crois que dans un cas comme dans celui que vous mentionnez, on ne va pas mettre la personne dans une situation où elle est à 100 % de financement par le crédit. Donc la première chose que doit faire quelqu'un qui doit créer une activité c'est de commencer par essayer de réunir des fonds pour avoir du capital.

 

Dans un certain nombre de cas d'ailleurs la banque peut aider, la banque peut faire partie des financeurs, même si c'est pour des raisons réglementaires sur lesquelles je ne reviendrai pas c’est une activité qui est aujourd'hui très pénalisée pour les banques de prendre des participations, de financer en fonds propres, mais aujourd’hui la banque peut aider la personne a s’orienter vers un certain nombre de fonds.

 

Dans un certain nombre de cas d'ailleurs il y a des partenariats avec des entreprises comme l'ADIE (http://www.adie.org/ ) qui financent les créateurs d'entreprise. Donc il faut commencer par trouver un peu de capital, je crois que c'est très important. Il faut aussi avoir un projet qui tienne la route, il faut avoir un business plan, un certain nombre d'informations et de projections qui soient réalistes bien entendu, et puis après la banque peut décider ou non de prendre le risque parce que en fait, les grands métiers de la banque dans tous les domaines, c'est la gestion du risque. Lorsque vous prêtez à quelqu'un qui n'a aucun passé, qui n'a pas fait ses preuves, vous prenez un risque très important donc il faut vraiment que ce soit pour contrebalancer entre guillemets par un projet très précis, très réaliste, que le banquier peut d'ailleurs vous aider à recadrer.

 

D’ailleurs dans un certain nombre de cas, pour les jeunes qui créent leur propre entreprise, les banques ont mis en place des incubateurs, ce qu'on appelle des villages de créateurs d'entreprise etc. où il y a de l'accompagnement qui existe et des opportunités de tester son projet etc. C’est fondamental, c'est une relation entre la banque et son client, évaluer le risque mais aussi les perspectives de développement parce que très fondamentalement c'est l'intérêt des banques d'avoir des clients qui se développent parce que son intérêt est que l'activité économique soit globalement bonne.

 

C'est leur terreau de base pour se développer elles-mêmes et parce qu'un client dont l'activité se développe ouvre de nouvelles opportunités de financement, c'est un compte où il y a de l'argent, des placements que l’on pourra faire etc. ; donc croyez bien que la première réaction de la banque quand elle voit quelqu'un, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils font beaucoup de prêts étudiants comme vous le savez, et bien c'est de se dire j'ai en face de moi qui aujourd'hui n'a peut-être pas beaucoup de moyens financiers pour le moment et qui est peut être un très bon client à l’avenir.

 

Et évidemment elles ne prêteront que si le projet tient la route. Et puis ce dialogue avec la banque, c'est aussi un domaine dans lequel on doit conseiller aux chefs d'entreprises ou aux créateurs d'entreprises de faire jouer la concurrence dans le secteur bancaire.

 

 

On a beaucoup tendance à voir les jeunes partir à l'étranger pour créer leurs entreprises, parce que justement ils considèrent que les banques ne sont pas suffisamment présentes pour eux ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Alors la question de savoir pourquoi les jeunes partent à l'étranger pour créer leur entreprise qui est une vraie préoccupation pour l'économie française, je crois que les banques jouent un rôle et je crois qu'elles ont un rôle plutôt positif à jouer . Comme je le disais elles sont en France suffisamment solides et actives pour être pro actives vis-à-vis des créateurs d'entreprises ou d'entrepreneurs.

 

Mais elles ne sont bien évidemment pas les seuls éléments de l'écosystème. Si vous interrogez les gens pour savoir pourquoi ils vont plutôt à l'étranger, c'est notamment sur la recherche de fonds propres ou effectivement peut-être sur les premières années, ce qu'on appelle l'amorçage etc. On trouve facilement où se financer en France mais c'est moins évident quand on a besoin de faire son deuxième ou troisième tour de table etc. S’agissant des projets d'investissements, les demandes de crédits sont acceptées dans les banques françaises pour les PME dans neuf cas sur 10 donc vous voyez qu'on a un taux d'acceptation qui est très élevé.

 

C'est un petit peu moins pour les TPE : c'est un peu près 8/10. Mais sur les crédits d'investissements, on est champion de la zone euro donc je le dis avec fierté, les banques française ont un taux d'acceptation qui est particulièrement important et il y a effectivement une bonne écoute dans les banques et un beau taux d'acceptation, ce qu’il faut mettre en avant. Mais Évidemment ce n'est pas 100% comme je le disais tout à l'heure, la pratique du crédit responsable fait que l'on va évaluer le projet, on ne va pas mettre les gens dans une situation impossible en finançant n'importe quoi et en revenant ensuite chercher des cautions personnelles, ou autres, ce qui crée des situations difficiles

 

 

 Il y a aussi le développement du Crowdfunding. Est-ce que c'est quelque chose que vous développez ou en tout cas que vous encouragez aussi ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Ou, ce qu'on appelle le Crowd funding c'est-à-dire le faite de trouver des fonds car comme je le disais tout à l'heure pour la création d'entreprise c'est tout à fait essentiel d'avoir des fonds et un capital suffisant, donc ce n'est pas toujours évident mais cela fait partie des éléments où tout un tas de dispositifs notamment le Crowd funding peuvent aider.

 

Bon aujourd'hui cela reste quand même relativement limité en terme de montant puisque on a un peu près 300 millions globalement mobilisés sur le territoire français pour le Crowd funding, une partie pour des prêts, une partie pour des fonds propres, et comme vous le disiez d'ailleurs mes adhérents ont souvent des partenariats maintenant avec des entreprises qui font du Crowd funding. Mais à titre de comparaison, si vous voulez vous avez 300 millions de financement d'un côté, de l’autre coté on est à environ 2150 milliards de crédits, dans le bilan des banques françaises.

 

Donc c'est évidemment quelque chose de très intéressant, cela peut être un complément très utile dans un certain nombre de dossiers, mais ce n’est pas encore, peut-être cela le deviendra un jour, mais ce n'est pas quelque chose qui modifie totalement la configuration du financement des entreprises.

 

 

Alors je voudrais qu'on parle d'un sujet que je trouve très important, c'est la dématérialisation du secteur bancaire. Maintenant très honnêtement je vais très peu voir mon conseiller, même si j'ai une opération à faire, je m’en occupe sur Internet ; et donc est-ce que ce n'est pas quand même pas un problème, est-ce que cela ne risque de faire perdre des emplois dans le secteur bancaire, de ne pas en créer à fortiori pour les jeunes qui veulent aller travailler dans le secteur bancaire, et puis fermer des agences ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Alors d'abord je dois dire que vous me faites très plaisir en disant que vous procédez à vos opérations courantes sur Internet, parce que très souvent quand on va dans les 800 colloques annuels à Paris, sur la Fintech, sur la dématérialisation, sur l' Uberisation du secteur financier etc., on a l’impression que la banque c'est un peu le Moyen Âge et que grosso modo pour

 

faire un virement, pour consulter son compte, il faudrait presque aller remplir un papier en trois exemplaires, qu'on a pas de moyen de paiement moderne etc. Donc les banques sont effectivement bien des acteurs digitaux. En fait les gens le savent, peut-être pas les gens qui animent des colloques, pourtant ils sont clients de banques, et ils savent très bien que pour consulter leur compte ils ont une appli, pour faire leur virement ils ont une appli etc.

 

Donc je dirais que tout ça c'est plutôt positif, cela prouve que c'est un secteur qui continue à innover énormément, et à avoir dans son ADN ce penchant pour l’innovation comme on l'a vu dans le passé, parce que c'est des banques françaises qui ont inventé la carte à puce, c'est en France que vous avez eu le premier système de paiement interbancaires avec une carte bancaire où vous pouvez retirer de l'argent dans tous les distributeurs etc., donc derrière tout ça il y a des systèmes gigantesque de vérification, de tuyauterie informatique etc.

 

Donc oui, il y a de l'innovation, c'est une bonne nouvelle. Est-ce que c'est un frein à l'emploi dans le secteur bancaire ? C’est certain, aujourd'hui la banque n'est plus un secteur où l'emploi se développe, en France, mais c'est en même temps un secteur où on embauche énormément. Il y a eu 39 000 embauches l'année dernière, dans le secteur bancaire.

 

 

Quel type d'embauche ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Je dirais tout type d'embauche, mais de plus en plus des gens qualifiés, car évidemment ce que l'on voit c'est que on a de plus en plus besoin de gens particulièrement formés, puisse que le service de base, les opérations de base etc., c'est vrai que cela ne se fait plus ou très peu dans une agence bancaire avec un conseiller qui va faire ça et qui va vous accompagner main dans la main, donc beaucoup de choses se font de manière dématérialisée ; en revanche le besoin d'un conseil spécialisé, le besoin aussi d'avoir des gens qui sont suffisamment formés pour pouvoir avoir avec leurs clients une relation multicanal parce que vous n'allez peut-être pas vous rendre dans votre agence bancaire mais vous allez probablement envoyer un SMS à votre conseiller, lui envoyer un mail, et vous êtes en effet en attente à ce qu’il y ait effectivement un dialogue qui se passe, je dirais comme dans la vie courante et c'est ce qui se passe d'ailleurs dans les banques.

 

Donc il y a une évolution, effectivement dans la banque, il est certain que aujourd'hui on est plus dans une phase on va développer les agences bancaires car elles sont moins fréquentées, mais en même temps mes adhérents, la plupart de mes adhérents, considère que la présence de l'agence bancaire est tout à fait essentielle parce que vous n'allez peut-être pas y aller pour faire un virement et je dirais Dieu merci, ce serait bien embêtant, mais vous allez y aller parce que vous commencez à vous interroger sur le financement des études de vos enfants, vous commencez à vous interroger sur le financement de votre retraite, vous commencez à vous interroger sur le financement d'une entreprise, et que là vous avez besoin d'un conseiller, si possible spécialisé ou qui ensuite va renvoyer vers des gens plus spécialisés dans la banque, parce que la banque va vous aider à gérer vos besoins financiers et tout au long de votre vie, et parfois c'est assez complexe.

 

Donc il y a de la part des Français une forte demande quand même d'avoir son conseiller bancaire, c'est le modèle bancaire qui est privilégié, c'est-à-dire qu'un conseiller, de bonne qualité si possible, mais j'espère qu'ils le sont ; et puis il y a beaucoup de formations dans le secteur bancaire donc cela aide les conseillers à être bien adaptés aux besoins des clients, et puis de l'autre côté effectivement des services Internet de plus en plus performants parce que c'est la vie d'aujourd'hui.

 

Juliette Bonnot : je pense que c'est vraiment les jeunes qui vont aider l’accélération des services liés à la dématérialisation des services bancaires, mais c'est vrai que les personnes âgées ont plus tendance à avoir besoin de quelqu'un en face d'eux, et puis pour les grosses aux opérations surtout, c'est vrai que si on veut acheter un appartement, on ne va pas pouvoir le faire directement sur Internet, en tout cas pas pour le moment.

 

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Si vous voulez les jeunes en sortant de chez papa et maman deviennent un petit peu moins jeune commandés, et à ce moment-là ils vont avoir des besoins plus complexes, plus sophistiqués, et c'est vrai que quand on regarde l’utilisation des services Internet, les jeunes utilisent beaucoup plus les services les Internet que les personnes un peu plus âgées, c'est normal.

 

C'est vrai dans tous les domaines d'ailleurs, mais ce n'est pas pour autant qu'ils n’auront pas besoin ou qu'ils n'ont pas déjà besoin de ce de cette relation plus individuelle et plus multiforme avec des propositions, je dirais très professionnelles, qu'ils peuvent attendre lorsque le service est de qualité dans leur banque.

 

 

Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions ; si vous avez quelque chose peut-être, une question que je ne vous ai pas posée, un point que vous voulez aborder ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Je voudrais ré-insister quand même sur le fait que c'est un secteur qui embauche beaucoup et qui embauche beaucoup de jeunes, et je l'ai dit tout à l'heure, il y a eu 39 000 embauche l'année dernière dans le secteur bancaire, et cela représente 60 % de jeunes

 

 

Plutôt des cadres ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Ça dépend, il y a un peu près tous les niveaux, beaucoup de bac+2, de plus en plus de bac+5 et Plus pour les raisons que j'ai évoquées, c'était dire le besoin d'avoir des gens très bien formés , qui peuvent s'adapter rapidement, et c'est un secteur dans lequel il y a beaucoup de formations, beaucoup de diversité d’emplois, beaucoup de possibilités de progression de carrière, et donc je pense que pour les jeunes c'est un secteur qui est vraiment très intéressant, par ce que vous pourrez faire différents métiers, vous aurez une impression d'utilité forte parce qu'au fond la banque elle est là comme je le disais pour accélérer les projets par le crédit, pour sécuriser la vie financière de tout le monde, pour aider les gens à anticiper leurs besoins, donc c'est un métier très utile, c'était un très beau métier le métier de banquier. Il faut encourager les jeunes à se tourner vers la banque.

 

 

 Et cela a beaucoup d'avantages en plus, donc c'est vrai que c'est un beau métier ; tout le monde en a besoin. Il y a environ 99 % de la population qui est bancarisée ?

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Oui, il y a plus de 99 % de la population qui est bancarisée. C'est d'ailleurs une bonne chose, ce n'est pas le cas dans tous les pays. On a vraiment un accès à la banque en France, pas uniquement au crédit comme je le disais tout à l'heure, mais à la banque plus globalement, qui est très bon et qui est de très bonne qualité et c'est un atout ; c'est-à-dire que tous les gens ont la possibilité d'avoir uncompte bancaire, c'est-à-dire il y a même un droit au compte qui existe et cela aide beaucoup à gérer sa vie quotidienne.

 

Merci beaucoup d'avoir répondu à toutes ces questions pour BlogPresse Agency, et de nous avoir éclairés un peu plus sur ce secteur, et sur les idées un peu préconçues que l'on peut avoir.

 

Marie-Anne Barbat-Layani : Merci à vous.

 

 

Questions : Laurent Hammer et Juliette Bonnot

Retranscription : Laurent Hammer

 

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