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La Ruche qui dit Oui ! réussit en proposant des produits fermiers bon marché

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Manger sain, local et plus équitable en court-circuitant la grande distribution, c’est possible ! Fondée en 2011 par Guilhem Chéron, 41 ans, La Ruche qui dit Oui ! permet de faire ses courses auprès de producteurs locaux directement sur Internet. Avec son modèle économique juste et équitable, La Ruche qui dit Oui ! réussit son pari.

Manger sain, local et plus équitable en court-circuitant la grande distribution, c’est possible ! Fondée en 2011 par Guilhem Chéron, 41 ans, La Ruche qui dit Oui ! permet de faire ses courses auprès de producteurs locaux directement sur Internet.

 

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«À travers mes différentes activités professionnelles, j’ai été en contact avec les univers de la cuisine, de l’alimentation, de l’agriculture. En 2009, j’ai eu l’idée de rendre populaire une distribution de proximité, en privilégiant les circuits courts. Pour cela, Internet m’a semblé être l’outil le plus adapté... à condition d’offrir un service proche des consommateurs, sympathique et souple d’utilisation », explique Guilhem Chéron, fondateur de La Ruche qui dit Oui !, designer industriel de formation diplômé de l’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle), qui a passé 15 ans à jongler entre créations design et expériences inédites autour de l’alimentation avant de se lancer dans son projet «social et solidaire» innovant permettant au plus grand nombre d’accéder à une alimentation de qualité en soutenant une agriculture fermière.

 

La Ruche qui dit Oui !  : démarrage remarqué

Après avoir mûri le concept au sein de l’incubateur de l’école Advancia, Guilhem Chéron s’associe en 2010 à Marc-David Choukroun, 31 ans, DG de La Ruche qui dit Oui !, pour son expertise de la gestion de projet Web et du marketing digital. Totalement complémentaire, le duo lance très vite leur «plate-forme Web permettant la distribution de produits directement du producteur au consommateur lors de véritables marchés éphémères appelés Ruches».

 

La Ruche qui dit Oui ! sésuit Marc Simoncini et Xavier Niel

L’idée séduit d’emblée plusieurs entrepreneurs du Web, avec un premier tour de table de 115.000 € auprès de Marc Simoncini (Meetic), Kima Ventures (fonds d’amorçage de Xavier Niel et Jérémie Berrebi) et Christophe Duhamel, cofondateur de marmiton.org. De quoi financer le site ! Le 21 septembre 2011, la première Ruche qui dit Oui ! ouvrait ses portes au Fauga, une petite bourgade de la grande banlieue de Toulouse. Gourmands, voisins, amis et curieux poussaient ainsi le portail d’Odile, leur responsable de Ruche, pour récupérer les melons, poulets, fromages de chèvre, canards commandés en ligne.

 

Développement de la Ruche qui dit Oui ! 

Depuis, de nombreuses Ruches se sont ouvertes «dans un café, une salle de spectacle, une école, un centre culturel, un jardin ou une grange... chaque Ruche étant sous la responsabilité d’un particulier, d’une association ou d’une entreprise». Gagnant-gagnant Fin 2012, plus de 164 Ruches génèrent un volume d’affaires de 2,8 M€.

 

La Ruche qui dit Oui ! :un modèle économique juste et équitable

Ce succès s’explique en partie par le modèle économique : «L’humain est une composante fondamentale de notre démarche. La Ruche qui dit Oui ! propose un modèle juste et équitable. D’un côté, les producteurs qui fixent librement leur prix de vente et paient uniquement des frais de service, soit 16,7% du chiffre d’affaires hors taxes, 8,35% pour le responsable de la Ruche et autant pour La Ruche qui dit Oui ! De l’autre, les membres qui consomment mieux et différemment».

 

À la fois Jeune Entreprise Innovante et Entreprise Sociale & Solidaire, La Ruche qui dit Oui ! réalise fin 2012 une levée de fonds de 1,5 M€ auprès de XAnge Private Equity, filiale de la Banque postale, et Solid, fonds d’innovation social du groupe Siparex, afin de développer de nouvelles technologies et agrandir son réseau.

 

La Ruche qui dit Oui ! :  vers de nouveaux horizons

« Mois après mois, notre réseau compte toujours plus de membres, de responsables de Ruches et de producteurs qui témoignent d’une merveilleuse volonté de changer la société», se réjouit Guilhem Chéron, fier des 350 Ruches ouvertes, 2.500 producteurs, 75.000 clients par an pour un volume de vente de 25 M€. Pour autant, avec 1,9 M€ de CA prévu cette année, la start-up est tout juste à l’équilibre. « En France, nous avons atteint l’équilibre financier et le modèle économique est sain puisque nous arrivons à payer l’ensemble de nos salariés. En revanche, comme nous •  ne souhaitons plus faire appel à des investisseurs afin de conserver notre autonomie, pour notre développement, nous avons dû contracter une dette de 1,5 M€ . Cela va nous permettre de finaliser la nouvelle plate-forme, prévue pour janvier 2015, et de nous développer hors de l’Hexagone».

 

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Déjà présente en Belgique, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni et prochainement en Italie, l’entreprise souhaite aller beaucoup plus loin dans sa démarche sociale et solidaire, en donnant aux producteurs les moyens d’être autonomes et permettant aux consommateurs de «manger mieux».

 

La Ruche qui dit Oui ! : une meilleure distribution des produits locaux er fermiers

« Aujourd’hui, nos services permettent d’organiser au mieux la distribution de produits locaux et fermiers. Ils démocratisent ainsi l’accès à une alimentation de qualité et encouragent des modèles de production non seulement créateurs d’emplois mais aussi respectueux des ressources. Si nous souhaitons ouvrir toujours plus de Ruches, notre objectif final est de remettre toute la chaîne de valeur au coeur du milieu agricole et créer une vraie dynamique économique agricole. Nous avons passé 4 années à mettre en place le premier maillon...

 

La suite ? Toujours dans une logique de marketplace , offrir des outils pour financer l’installation ou le développement des exploitations, transformer et valoriser la production agricole pendant les périodes délicates et optimiser la logistique et la collaboration entre les producteurs, clés de voûte d’un circuit de distribution durable». De quoi donner des ailes à l’agriculture française.

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