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Le capital risque, plus rentable que risqué

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Le financement de l’innovation est, par nature, un investissement à risque. Pourtant, il s’avère  en fait plus rentable que les autres classes d’actifs. Un argument pour réorienter l’épargne des Français vers l’économie réelle.

 

La performance globale du capital-investissement français mesurée à fin 2016 sur un horizon de 30 ans s’élève à 10,1% en moyenne par an, nette de frais. La performance des fonds clos est de 14,7% nette par an. Ces chiffres traduisent la très bonne rentabilité sur le long terme de cette classe d’actifs et la stabilité des performances. Le capital-investissement français surperforme à nouveau les autres grandes classes d’actifs sur le long terme.

 

Sur 10 ans, le rendement annuel du non coté français est à 8,7% plus de deux fois supérieur à celui des marchés d’actions cotées (3,0% pour le CAC401, 4,1% pour le CAC All-Tradable). Le constat vaut également par rapport au marché immobilier et aux hedge funds qui enregistrent des progressions de respectivement 5,2% et 3,2%.

 

«Les tendances observées ces dernières années sur le capital-investissement français se confirment en 2016 : la performance globale tirée par le rendement élevé du capital-transmission et la bonne dynamique du capital-innovation. Sur l’ensemble des segments de métier du capital-investissement la dispersion de la performance rappelle l’étendue du rendement de cette classe d’actif qui finance la croissance du non coté français», détaille Hervé Jauffret, Associé EY.

 

La performance du capital-innovation est positive sur tous les horizons de temps et s’accroît sur des horizons plus courts. A fin 2016, de 1,4% par an sur 30 ans la performance atteint jusqu’à 6,3% par an sur 3 ans.

 

Des montants doublés sur 5 ans

«Avec 15 Mds€ levés en 2016, nous sommes sur la bonne voie pour doubler en 5 ans la taille du capital-investissement français. Notre souhait est que plus d’épargne française puisse venir vers cette classe d’actifs.

 

L’AFIC a formulé des recommandations en ce sens pour réviser les règles prudentielles des investisseurs institutionnels, favoriser l’accès au non coté des contrats d’assurance-vie, réformer la taxation des plus-values avec une flat tax à 25% et permettre le réinvestissement des plus-values en fonds propres des entreprises.

 

Autant de sujets que nous allons développer avec le nouveau gouvernement et la nouvelle assemblée», précise Olivier Millet, Président de l’AFIC. Car, pour que notre pays s’impose réellement et durablement comme une «start-up nation», le financement est toujours la clé.

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