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Les indiscrets de Robert Lafont / Février 2018

Entreprendre.fr

22 janvier 2018

Fillon, passe à table...

« Sur les dépenses publiques et l’emploi ; Macron ne fait pas mieux que son prédécesseur... La différence, c’est l’international et la mise en chantier de réformes ». Jean de Boishue, l’ancien conseiller de Fillon n’est pas rancunier. Il déjeunait au restaurant avec Carole Barjon et Michèle Cotta, et a croisé Edouard Philippe, qu’il a trouvé changé en bien : « et plus avenant ». Sur Fillon, son ex-mentor, ce fidèle des fidèles rajoute : «Un non-lieu n’est pas à exclure... Pour La Revue des 2 Mondes, une condamnation de Pénélope peut arriver, mais c’est Madame ». Des regrets ? « Oui, on a perdu l’inmanquable par manque de professionnalisme. C’est impardonnable, même si cela n’a pas dû trop décevoir Juppé ou Sarkozy. Prendre leurs portes-paroles pour porter notre programme a été une erreur. Ils avaient passé trois ans à nous combattre. Et lorsqu’il y a eu la polémique sur la Sécu en janvier, ils n’ont pas su défendre notre projet. C’est à ce moment là que Fillon a commencé à dévisser ».

 

17 janvier 2018

Elise Lucet traite Lactalis, 1er groupe français laitier, comme un repris de justice

La passionaria blonde aux yeux glacés de « Cash investigation» en fait-elle trop ? Sous couvert de recherche d’audience, son émission sur France 2 force le trait d’une manière qui frise la caricature (même si la crise de la salmonellose reste un vrai problème). Présentée dans la crise du lait comme une entreprise «scélérate», sur fond de musique tragique et de commentaires acerbes, Lactalis, le géant mondial du fromage, créé à partir de rien dans un arrière- garage de Laval (Mayenne), par un petit grossiste en produits laitiers, fut mis en accusation, et on s’aperçoit à la fin que c’est uniquement parce qu’ils n’ont pas publié leurs comptes. S’il y a une vraie question, c’est bien celle des producteurs de lait pas assez rémunérés. C’est le vrai sujet. La sémillante Elise aurait pu rappeler que le groupe Besnier est devenu à partir de rien un fleuron du fromage que le monde nous envie et fait vivre, accessoirement, 800000 familles dans l’hexagone. Les journalistes ont beaucoup de droit et d’abord celui de l’équité.

 

14 décembre 2018

Frédéric Jousset (Webhelp) : du centre d’appels au château de Chambord

Petit déjeuner au Royal Monceau avec Frédéric Jousset, 47 ans, fondateur de Webhelp, leader européen de la relation clients avec quelques 42000 personnes dans 25 pays (actionnaire avec Olivier Duha, à hauteur de 20%), qui n’a qu’un étage à descendre. Demeurant à Londres, cet entrepreneur horspair lit tout. « Renault, qui prend 40% de Challenge, c’est aberrant... Tu imagines les conflits d’intérêts... ». Il s’intéresse à tout. Repreneur d’une exploitation agricole, près de Séville, pour produire du jambon Patanegra (1000 porcs), il investit 22M€ à Chambord dans l’hôtel Saint-Michel : « le château fait peau neuve avec un jardin à la française. Ce n’est pas très authentique, mais cela va ramener du monde ». Il rachète le magazine Beaux Arts, prêt à tout basculer sur le numérique. «J’ai une marque fantastique, comme toi, avec Entreprendre». Pourquoi ne pas s’associer à Artprice ? «Thierry Ehrmann valorise 60 fois son CA, moi je ne sais pas faire... » Pas de temps à perdre : c’est un chasseur.

 

17 janvier 2018

Bruno Bonnell (ex-Robopolis), député LREM, pousse les petits à se marier

« Les créateurs d’entreprises de 2 à 5 M€ de CA doivent se regrouper pour atteindre très vite le premier seuil des 10 M€, seul à même de favoriser ensuite leur croissance »... Small is beautiful, à condition de privilégier un savoir-faire artisanal ou exclusif. Ayant connu toutes les étapes de développement (de 2 à 100 salariés), je confirme qu’il est bien plus aisé de diriger une PME de 20 salariés que de 5, car vous pouvez vous appuyer sur un minimum de structures et d’encadrement. À 3 salariés, tout remonte à vous...  

 

17 janvier 2018

Une politique pour les riches pour faire revenir entrepreneurs, capitaux et emplois, à l’instar de Symphony

Rappel : il n’y a pas de définition stricte du mot riche, comme le rappelle opportunément l’Institut Vauban ! On peut donc dire ce que l’on veut sur le sujet. Tout et son contraire. Rappelons à nos confrères du Monde qu’il est logique que ceux qui payent le plus d’impôts soient aussi ceux qui bénéficient le plus d’éventuelles baisses fiscales. Sur le terrain, une politique favorisant le retour d’entrepreneurs et de capitaux a des résultats. Et ce n’est pas qu’un ruissèlement. Un seul exemple : celui de la start-up Symphony, créée en 2014 dans la Silicon Valley. Elle va installer son nouveau centre de R&D à Sophia-Antipolis (06). Le créateur de la plate-forme de collaboration cryptée qui à levé 250 M€ en 3 ans, justifie ainsi son investissement sur l’hexagone. «Aux USA, le nombre d’ingénieurs n’est pas suffisant et nous subissons une forte inflation des salaires. Ces ingénieurs ne sont pas loyaux et partent une fois formés. Enfin, la politique du gouvernement a limité notre capacité à recruter en dehors des États-Unis. Il y a deux ans, j’ai rencontré Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, avec qui nous avons pu évaluer une installation en France. Il y avait 15 pays dans la course...» On connait la suite. Bernard Arnault réalise, en 2007, 8,2 Mds€ de résultats, et il embauche 3000 salariés par an dans l’hexagone.

 

18 janvier 2018

Asselineau tente de me convaincre du Frexit

Curieux de rencontrer le candidat iconoclaste et souverainiste aux dernières Présidentielles, ex-collaborateur de Charles Pasqua, qui, en partant de zéro, a fait un score honorable frisant les 1%. Ce matin, à la brasserie Les Fontaines (Paris 16), François Asselineau est de bonne humeur. Son petit parti, l’UPR, atteint les 30000 adhérents. Sur le net, il exulte : 38000 abonnés Youtube, mieux que TV Libertés ou Polony.tv, installés sur le même registre... Au plan politique, il n’en démord pas. «L’Euro nous tue à petit feu... Un désastre pour nos exportations ». J’ai beau lui marteler que le Frexit serait un remède plus nuisible que le mal, que 1 salarié sur 2 travaille pour ou avec l’international, notre haut-fonctionnaire n’en démord pas. Ce parfait connaisseur des mécanismes européens a fait de la sortie de l’Europe son cheval de bataille... J’ai beau lui rappeler que c’est à nous de muscler nos finances et à nos entreprises et que personne ne nous en empêche, à commencer par nos amis allemands ! Il se braque et vous renvoie l’exemple suisse, voire le Brexit ... C’est cohérent, argumenté, mais cela va trop loin. Le souverainisme économique oui, le made in France, oui, les fonds de pension tricolores, encore oui, mais quitter l’ancrage européen, alors que c’est une idée française au départ, trop risqué. Et quand je lui propose de commencer par faire l’Europe des 6 ou des 9 : malaise. Asselineau rétorque : « on n’arrive à rien avec un système ou un seul pays peut tout bloquer »  : Il n’a pas tord sur ce dernier point. D’ailleurs, pourquoi ne pas faire évoluer les règles, sans mettre à bas tout le système ? (Entreprendre TV)

 

14 janvier 2018

André Villier veut faire de Vezelay le Mont Saint-Michel de Bourgogne

La dernière tribune contre le gliphosate du député de l’Yonne, dans Entreprendre,  a fait du bruit, « même s’il y a encore des députés à convaincre» . À côté, le grand Chef Marc Meneau  boit du petit lait : « Dans l’agricole, il faut du temps pour changer... pour mes vignobles oui, j’ai mis 3 ans pour avoir les mêmes rendements avec le bio. C’est toujours meilleur que le mauvais » . L’ancien patron de l’Espérance , table étoilée mythique de Vézelay donne un coup de main à son fils au Cromexquis , belle petite table parisienne non loin de Saint-Augustin. Ayant relancé le vignoble de Vézelay passé de 4 à 150 ha et bientôt 250 ha, le grand chef continue à donner un coup de main: « L’image est énorme mais les touristes repartent les mains vides... »  Il faut attirer quelques entrepreneurs. À l’instar de son épouse qui ouvre une cave à vin Meneau , en attendant un bar à fromages. André Villier  n’en perd pas une miette : « Pourquoi, ne pas lancer un festival de la philosophie de Vézelay à Pâques ? » . Un ange passe... sur la basilique.

 

8 janvier 2018

Philippe Aim veut dépasser le compte Nickel

Au Fouquet’s , Philippe Aim  m’explique avoir inventé la carte de paiement PCS pour pouvoir payer sans engagement de compte bancaire, et cela, bien avant le compte Nickel  d’Hugues Le Bret , qui a rejoint depuis le giron de BNP-Paribas . En 7 ans, cet entrepreneur de 44 ans aura levé 6 M€ de CA pour apporter une solution aux 3 millions d’interdits bancaires mais pas seulement à eux... Il sécurise aussi le paiement internet. Sa start-up de 36 salariés a déjà 600000 clients (loin derrière Nickel  : 1 million), est disponible dans les tabacs, pour 25 M€ de CA et 300 millions de volume... il détient 25% du capital. (Entreprendre TV)

 

7 décembre 2017

Fusacq : Bertrand Thimonier pense qu’il est toujours trop tard...

Il ne voulait plus pantoufler. En 2015, il quitte le Crédit Agricole  pour lancer, à 48 ans, Adviso Partners , un cabinet de conseil indépendant face aux Rotschild  et Lazard  pour cibler les Fusacq  des PME de 10 à 100M€. « Beaucoup de patrons des PME ont toujours tord de se poser la question trop tard... Il y a plein de solutions. On peut trouver des managers, lever des capitaux pour des opérations de croissance externes, voire passer des alliances. » Bertrand Thimonier , qui en ce jour du décès de Johnny , me le cite en modèle « À l’instar d’un entrepreneur, l’homme aux 100 millions d’albums vendus n’a jamais lâché, et a toujours cru en ce qu’il a fait » . Thimonier, qui s’est associé avec les Banques Populaires  et Fidal  (premier cabinet d’avocats d’affaires français), fait déjà 7,2 M€ de CA pour 20 deals.

 

5 décembre 2017

Démultiplier vos produits comme Bastide, qui passe de médical au chocolat diététique

Il y a quelques années, quelques spécialistes me disaient : «Robert, cantonne-toi à la presse économique au lieu de diversifier à tout crin » . Si j’avais écouté, je ne sais pas dans quel état on serait aujourd’hui. La vérité est que, dès que l’on a un savoir faire, il faut chercher à le démultiplier. Passer de la presse économique (Entreprendre ) à Journal de France , L’événement magazine  ou Stop Arnaques  est tout sauf incongru, même si cela dérange les groupes installés. Ceux qui n’ont que le mot liberté de concurrence à la bouche mais qui l’abhorrent dans la pratique. Prenez le leader des matériels médicaux, Bastide , à Nîmes (30), (220 M€ de CA, 1800 salariés), il passe du déambulateur à la chocolaterie diététique ! Aucun rapport avec la choucroute, sauf un, la connaissance précise de ce que veulent leurs clients. « Nos infirmiers en contact permanent avec les patients diabétiques connaissent leurs frustrations » , explique le dirigeant gardois qui, en s’alliant avec le meilleur pâtissier de M6 , place des chocolats diététiques dans ses 100 magasins. Il fallait oser. Peut-être que demain, le leader nîmois fera plus avec ses barres chocolatées qu’avec ses fauteuils médicalisés aujourd’hui. Vous êtes entrepreneur, cherchez par tous les moyens à vendre plus en vous appuyant sur les canaux de distribution que vous maîtrisez. Un autre exemple, je ne comprends pas pourquoi Cachou Lajaunie , à Toulouse, ne s’est pas toujours mis sur le créneau des bonbons naturels aux plantes.

 

17 janvier 2018

Jean d’Ormesson : l’éloge de la légèreté

C’est Fabrice Luccini  qui a sans doute le mieux exprimé le leg de l’auteur de Au Plaisir de Dieu , en dehors de son oeuvre bien entendu… «Rien n’était lourd avec lui. Comme par alchimie, d’Ormesson hissait les évènements les plus communs – un déjeuner, une conversation téléphonique – à une altitude étonnante. Il était léger et la légèreté est sans doute ce qu’il de plus précieux, de plus difficile et de plus fragile. Jean aura passé toute une existence dans la non-lourdeur » . Très utile dans la vie... mais aussi dans la vie des affaires. Soyez légers et sérieux à la fois ; c’est possible !

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