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Les start-up françaises sont-elles vraiment les meilleures d'Europe ?

Anne Florin

Enfin une bonne nouvelle : les start-ups française sont les meilleures d'Europe ! Le taux de start-ups ayant atteint le seuil de rentabilité sur cinq ans avoisine même les 80%...Pourtant, le chemin du succès est semé d'embûches....

La France est considérée comme un excellent pays d’accueil pour les start-ups. En effet, pour la troisième année consécutive, la France sort en position forte du palmarès Deloitte Technology Fast 500 qui reprend les start-ups ayant les meilleurs taux de croissance.

La france, leader européen des start-ups
Les faits sont là : 90 sociétés bien françaises sur les 500 du palmarès, un excellent résultat et la France, premier pays européen. En fonction des études et du point de vue qu’elles adoptent, les résultats sont très variés, mettant parfois la France en lumière ou au milieu du peloton.

Start-up : Criteo et Ymagis montrent la voie
Première place l’an dernier pour Criteo (publicité ciblées) dans ce palmarès, première place cette année pour Ymagis (transition de l’industrie cinématographique vers le numérique), la France a le vent en poupe. La première a fait son entrée au Nasdaq, la seconde enregistre des taux de croissance de… 60 000 %.


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Les raisons de ce succès sont multiples, car tout ne s’explique pas par le seul talent des entrepreneurs à la tête de ces entreprises.

On peut notamment citer :
- d’excellentes écoles d’ingénieurs,
- des appuis solides, tels que Oséo/BPIFrance qui intervient sur tous les grands dossiers,
- des incubateurs, pépinières sur tout le territoire,
- un réseau de fonds de capital-risque et de business angels qui commence vraiment à s’étoffer.

La rentabilité des start-ups
Autre point absolument essentiel : la rentabilité des start-ups. En effet, lever des fonds ou bénéficier de subventions est intéressant, mais encore faut-il que cela se traduise par une réelle rentabilité. Or c’est le cas, Deloitte estime que le taux de start-ups ayant atteint le seuil de rentabilité sur cinq ans est de 80%. Une belle réussite, si l’on considère que certains projets exigent plus de cinq ans pour parvenir à une concrétisation de l’offre, en particulier dans le domaine médical.

Les start-ups ont-elles toutes un avenir ?
En fonction des produits et services, et de la personnalité des dirigeants, on trouve évidemment des différences. Cependant, certaines tendances lourdes sont évidentes :

Lever des fonds est essentiel
Les start-ups sont des expertes dans la levée de fonds. La plupart disposent de compétences en interne permettant de négocier avec fonds français et étrangers, business angels et autres financiers d’envergure. Ces apports leur sont absolument indispensables et c’est la raison pour laquelle un certain nombre s’exile sous des cieux plus hospitaliers, notamment dans la Silicon Valley où il est possible de rencontrer les bonnes personnes de façon rapide. En effet, la rapidité est un élément primordial sur certains marché.

2. Entrer en Bourse pour grandir
Les exemples ne manquent pas de start-ups qui se sont décidées à sauter le pas pour financer leur développement. Une opération qui ne va pas sans risque, pourtant une entrée réussie en Bourse est le gage d’avoir accès à l’épargne publique pour avoir les ressources nécessaire à court et moyen termes et assumer la croissance.

3. S’internationaliser rapidement
La voie empruntée par la plupart des start-ups est une internationalisation qui suit les premiers succès en France. Mais certains entrepreneurs choisissent au contraire soit de s’installer directement à l’étranger, soit d’aller sur la clientèle internationale dès les premiers pas de la start-up. Une façon de faire qui peut s’avérer payante du fait que les marchés sur lesquels se situent la plupart de ces jeunes pousses ont effectivement des idées qui sont adaptées au minimum à l’Europe.

Une fiscalité lourde et complexe
Même si l’on constate que la France est tout à fait apte à faire éclore de nombreux talents, y compris dans le monde des start-
ups, la fiscalité finit par rattraper ces entreprises qui ont alors quelques soucis à garantir leur rentabilité. Le cap doit être franchi tout en permettant de continuer à investir. Une étape qui se doit d’être anticipée en matière de trésorerie notamment.

Un code du travail indigeste
Le code du travail français est pour le moins imposant. Il convient donc de prêter attention à cet aspect des choses même si l’on insiste souvent sur le fait que les ingénieurs ont une passion pour leur métier. La passion existe certainement, mais en termes de droit du travail, les employés ne sont pas les associés, il faut donc prendre en compte toutes les obligations qui régissent le marché du travail en France.

Se faire racheter ?
Certaines entreprises ont la chance de voir affluer les propositions de rachat, notamment de la part de très grosses sociétés,
américaines ou pas. Certaines cèdent à ces sirènes alléchantes qui garantissent l’avenir des associés. Libre à eux ensuite de rebondir sur une autre aventure, voire de rester parfois dans la société un certain temps, ou encore de faire le tour du monde.

Cela permet de lancer la start-up sans avoir ensuite à se préoccuper de passer justement les fameux caps de croissance, car ces pionniers ne sont pas toujours des entrepreneurs classiques et certains prennent plus de plaisir à lancer des affaires qu’à les gérer ensuite.

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