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Maison connectée : MyFox veut connecter la planète

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Jusqu'ici, la PME basée en Haute-Garonne, a tout réussi et s'est installée en outsider crédible dans la course au titre de leader mondial sur le marché du «smart home». Interview d'Alain Pakiry, directeur général.

Avec ses 50 collaborateurs, dont 40% travaillent à la R&D, la PME basée à Labège, en Haute-Garonne, dirigée par Jean-Marc Prunet (37 ans, fils du fondateur, Jean Prunet), fondée en 2003, fait figure d’outsider dans la course au titre de leader mondial sur le marché du «smart home» (CA non communiqué en croissance de 2.523% depuis 2009, 25.000 clients). Son DG, Alain Pakiry, 46 ans, ex- UbiSoft, Logitech et Guillemot Corporation, nourrit de grandes ambitions pour ses alarmes connectées.

 

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Quel est le concept des alarmes connectées MyFox ?
Alain Pakiry : La plupart des alarmes ne se déclenchent qu’une fois les cambrioleurs entrés dans le domicile. Ils ont alors de longues minutes de “tranquillité” pour commettre leurs méfaits avant que la police intervienne. Or, 95% des voleurs sont des opportunistes, des amateurs, vite découragés par une alarme plus rapide.

MyFox intègre un capteur sur la porte ou les fenêtres, qui fait la distinction entre des mouvements normaux et une tentative d’infraction. Il déclenche une alarme dissuasive AVANT qu’il ne soit trop tard, là est toute la différence. Le système, sans abonnement, sans fil, simple d’utilisation et relié à un téléphone portable par une application gratuite, sera disponible en grande distribution dès le 2ème trimestre 2015, à partir de 300 €.

Votre nouvelle gamme MyFox Security System vient de remporter le prix iF DESIGN AWARD 2015. En quoi le design des objets connectés est-il important ?
Alain Pakiry : Ces prix représentent beaucoup car ils distinguent certes un design, mais aussi une technologie et une ergonomie. Si le design dans la maison ne date pas d’hier, des acteurs comme Apple ont totalement révolutionné la façon de dessiner les objets électroniques grand public.

Et les alarmes domestiques de ces 20 dernières années étaient tout simplement horribles. Nos produits sont blancs ou en métal brossé, très consensuels, discrets. Nous misons sur la bienveillance, la réassurance, la sérénité. Les capteurs ne doivent pas être anxiogènes, on doit pouvoir les oublier.

Comment allez-vous pénétrer les marchés étrangers ?
Alain Pakiry : Mon arrivée dans la société en 2013 correspond avec une levée de fonds de 3,2 M€ auprès d’Orkos Capital, Jaïna Capital (Marc Simoncini) et Cogepa, destinée, entre autres, à lancer notre développement à l’international. Aujourd’hui, nous disposons de 10 M€ de fonds propres, ce qui vous donne une idée de nos ambitions.

Nous visons le marché américain, où nous avons créé une filiale avec un entrepôt et où nous débutons les recrutements. En Europe, nous allons d’abord passer par des grossistes avant d’ouvrir des filiales au fur et à mesure du développement de notre CA.

Quelles sont vos ambitions pour les années à venir ?
Alain Pakiry : La maison connectée est un sujet qui intéresse tout le monde, particuliers comme industriels. Nous avons une courte fenêtre de tir pendant laquelle la petite PME de province que nous sommes peut faire la différence.

C’est pour cela que nous misons sur l’innovation, avec le dépôt de plusieurs brevets, et le développement rapide à l’international. Nous devons agir aujourd’hui pour devenir le leader mondial de demain.

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