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Management : les 5 erreurs à éviter

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Salariés qui claquent la porte, prud'hommes, crispations en interne... Managers et chefs d'entreprise font face à de nombreux problèmes liés à un mauvais management du personnel. Top 5 des attitudes qui pourraient être défavorables.

«Chef d'entreprise : être humain (des études contestent la nature humaine du chef d'entreprise), forcément de droite, qui prend un malin plaisir à sous-payer les personnes qu'il exploite quand lui-même touche un salaire avec cinq zéros. Synonyme : salaud de patron, pourriture capitaliste. » C'est avec cette définition, volontairement caricaturale, que Julien Leclercq, dirigeant de la PME Com'Presse de 45 salariés, basée à Astaffort dans le Gers, et auteur de Chronique d'un salaud de patron, introduit son ouvrage.

 

Bien placé pour nous parler des conflits qui peuvent naître entre employeurs et employés, il nous livre les principales erreurs à éviter pour ne pas finir devant les tribunaux.

 

Être dans l'affect

Les principaux litiges liés au management découlent presque toujours d'un problème de communication, d'une façon malhabile d'aborder les choses. « Les quiproquos et les vexations portent souvent sur des points concrets au départ mais qui, s'ils ne sont pas réglés immédiatement, tombent dans l'affect », fait remarquer Julien Leclercq. « La première cause de départ d'un salarié est sa mauvaise relation avec son N+1. Je conseille donc d'avancer sur du concret et de régler les problèmes rapidement tant qu'ils sont encore dans le factuel. »

 

Se montrer trop autoritaire

Un dirigeant ou un manager doit savoir faire preuve d'autorité. Mais comment connaître les limites ? « Il faut savoir qui l'on est, bien se connaître. On ne peut pas ne pas se ressembler ! Pour bien manager, il faut avoir conscience de ses limites, ne pas s'estimer compétent en tout et donc reconnaître quand on est trop autoritaire », souligne l'auteur-entrepreneur. « Avec la nouvelle génération, l'autorité ne s'exerce plus comme avant. Le paternalisme a fait son temps, même s'il a des bons côtés comme le sentiment de sécurité, un des critères essentiels du bonheur au travail. »

 

Manquer d'autorité

Au contraire, être trop souple, voire laxiste, peut être reproché à un manager ou un dirigeant. « Les salariés ont besoin d'un chef de bord, notamment dans les nouveaux métiers et les métiers de services. » Les start-upers incarnent cette nouvelle génération de dirigeants qui refusent le terme « patron ».

 

Or, la fonction oblige à une certaine distance, « car s'il y a conflit, comment ne pas être dans l'affect ? » pointe le chef d'entreprise. « Même en étant proche de ses salariés, il ne faut pas avoir peur de dire non, sous peine de perdre le respect de ses équipes. Lorsqu'il y a une remarque à faire, expliquez vos raisons. Si elles sont fondées, le personnel comprendra. »

 

Se tromper de leviers

« Les critères de bonheur au travail ne sont plus fondés sur les conditions matérielles, surtout chez les jeunes, indique Julien Leclercq. « Il a été mesuré que la motivation après un bonus ne dure que 14 jours en moyenne. Et on ne peut pas manager en augmentant ses salariés deux fois par mois ! » renchérit Zwi Segal, docteur en psychologie du travail et auteur de La motivation, une compétence qui se développe, chez Pearson.

 

« Les chefs d'entreprise confondent parfois satisfaction et motivation. Or un salarié satisfait fera le minimum nécessaire alors qu'un salarié motivé est prêt à se dépasser », poursuit-il. Dès lors, comment motiver ses troupes autrement ? Julien Leclercq évoque 3 pistes : « La reconnaissance d'abord, facteur clé de l'épanouissement d'un salarié. L'ambiance ensuite, en étant à l'écoute et attentif à ce qui se passe dans les bureaux. Enfin, il faut donner des perspectives d'évolution, envisager pour chaque employé un parcours dans l'entreprise. Il doit se sentir en sécurité, et pas sur un siège éjectable. »

 

Vouloir tout gérer seul

On se penche rarement sur le bien-être du chef d'entreprise. Or, il est, comme tout le monde, sujet au stress et à la pression, parfois même en quête de reconnaissance de la part de ses salariés. « En France, on est aidé par les organisations et les associations pour créer son entreprise. Mais après 3 ans d'exercice, on se retrouve tout seul. Et pour obtenir de l'aide, il faut payer un avocat ou un expert comptable. Tout cela pèse lourd dans le budget d'une TPE/PME. Il faudrait instaurer des visites gratuites d'experts, une fois par an, dans toutes les entreprises pour les aider avec le management, le droit social... »

 

En attendant, le dirigeant conseille de « sortir de l'entreprise et d'aller à la rencontre de ses pairs, dans des associations, pour échanger sur des problématiques communes, partager ses frustrations et rompre sa solitude ».

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