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Michel et Augustin, du 18ème arrondissement aux Etats-Unis

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C'est Augustin Paluel-Marmont qui a l'idée de fonder Michel et Augustin en 2004, après avoir publié avec son compère Michel de Rovira un guide des meilleurs boulangers parisiens. « Nous avons commencé à cuisiner des sablés dans la cuisine d'Augustin », raconte Michel de Rovira.

Amis depuis leurs années collège dans un établissement sélect de Paris, les deux acolytes commencent par vendre aux commerçants de la rue, dans le XVIIIème arrondissement, puis élargissent leur aire jusqu'à louer «une biscuiterie chaque week-end dans la Sarthe pour produire nos biscuits».

 

Une véritable reconversion pour ce duo après des études à l'École supérieure de commerce de Paris (ESCP) et quelques années comme analystes et consultants pour de grandes entreprises. Dans un marché des biscuits et yaourts saturé par les géants de l'agroalimentaire, Michel et Augustin, 41 ans aujourd'hui, parient sur le goût comme première préoccupation.

 

Doubler le CA d'ici 3 ans

La conception des recettes, la fabrication, le packaging, le démarchage, la livraison, les factures… les associés s'occupent de tout ! «Passer de la théorie de la création d'entreprise à une ribambelle de problèmes pratiques, un job d'une intensité hallucinante mais une phase passionnante», se souvient Michel de Rovira. Car depuis que la PME s'est installée il y a 8 ans à la Bananeraie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), la fabrication est sous-traitée (90% en France).

 

Leur beau succès a convaincu Artémis, filiale du groupe Pinault, qui entre au capital en 2011. «Bien que leur expertise ne soit pas spécifique au monde de l'agroalimentaire, ils nous ont aidés à nous structurer et à nous développer». Tant et si bien qu'en 2016, Danone acquiert 40% de Michel et Augustin.

 

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Objectif ? Le doublement du CA (50 M€ en 2016), d'ici les 3 prochaines années, notamment par le développement export déjà entamé aux États-Unis. «Danone nous fait profiter de ses réseaux à l'international, en nous garantissant l'indépendance puisque c'est une structure d'investissement qui nous a rachetés et que nous ne sommes pas intégrés au groupe». Grandir le plus vite possible tout en conservant l’âme de l'entreprise, le pari réussi de Michel et Augustin.

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