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La milliardaire qui veut défier Poutine

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Elena Batourina est la femme la plus riche de Russie. Mariée à l'ex-maire de Moscou, Iouri Loujkov, la PDG d'Inteko a fait fortune durant les années 90 en se spécialisant dans la fabrication de produits en plastique et la construction. Aujourd'hui exilée à Londres, celle qui s'est diversifiée dans l'hôtellerie pourrait faire figure d'opposante crédible à Vladimir Poutine dans les années à venir.

« Elle fait partie de ces personnes qui n’acceptent pas le déni de justice, l’absence de démocratie ou l’abus de pouvoir. Pour elle, Vladimir Poutine est un tsar du XXIème siècle qu’il faut absolument contrecarrer, en dépit de ses intimidations ou de ses menaces ». Pour une psychologue russe qui vit en exil à Paris depuis 2011, Elena Batourina pourrait représenter une alternance crédible en Russie. Une sorte d’Hillary Clinton, en plus jeune et avec beaucoup plus de moyens financiers.

 

Une disgrâce orchestrée par le duo Poutine-Medvedev

Il faut dire que cette businesswoman peut se targuer d’un parcours professionnel exceptionnel à rendre jaloux un Poutine dont la fortune a toujours été suspecte. En 20 ans, Elena Batourina est en effet devenue la femme la plus riche de Russie avec une fortune évaluée à un milliard de dollars par le magazine américain Forbes.

 

L’épouse de Iouri Loujkov, ex-maire de Moscou, a fait fortune dans les secteurs du bâtiment, du ciment et de l’immobilier avec sa société Inteko. Mais depuis sa disgrâce organisée par le duo Medvedev-Poutine en 2010, inquiet de sa popularité, Batourina, âgée de 53 ans, a choisi de s’installer à Londres, dans le quartier chic de Mayfair.

 

Le futur de la Russie ?

Pour un de ses conseillers, « Madame Batourina a compris que sa réussite gênait, non seulement le pouvoir qui a vu dans le couple qu’elle forme avec Loujkov une menace d’alternance, mais aussi les autres milliardaires russes, soucieux de préserver leur pré carré. Ils ont œuvré en coulisses avec les dirigeants du Kremlin pour la contraindre au départ. »

 

Á Londres, la femme d’affaires (qui possède aussi des hôtels dans la région de la mer Noire, des milliers d’hectares de terres agricoles et des usines de boîtes de lait condensé) a créé « Be Open », un lieu destiné aux jeunes créateurs pour promouvoir leurs œuvres. Tout en réfléchissant avec son club d’analyses sur le futur et la prospective en Russie...

 

Et si cet « exil » londonien représentait une première étape avant un retour au pays et sans doute une entrée en politique, quitte à affronter l’autoritarisme et les méthodes musclées de Vladimir Poutine ?

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