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Open Innovation : quand les start-up aident les grands groupes à innover

Entreprendre.fr

Les grands groupes rêvent tous d’une chose : ressembler à des start-up. Pour les aider à adopter des méthodes disruptives, plusieurs  entreprises ont mis au point des solutions innovantes.

Cela fait désormais une petite dizaine d’années que l’open innovation est l’un des mantras de toutes les grandes entreprises. Fondée sur la mise en commun et la collaboration entre grands groupes et start-up, elle repose sur le partage des connaissances, des méthodes et des processus.

 

Au final, cet écosystème, où les start-up, les clients, les fournisseurs, les partenaires, les laboratoires de recherche aident une organisation à intégrer des processus d’innovation, permet de passer d’une « innovation fermée » à une « innovation ouverte ». Cette ouverture, plusieurs start-up tentent d’en profiter, à l’instar de Whyers.

 

Cette jeune pousse propose des « cours » orchestrés par des startupers chevronnés à destination des grands groupes, visant à insuffler l’esprit start-up au sein de leur organisation. Le travail porte sur différentes thématiques : intelligence artificielle, chatbot, blockchain, IoT, growth hacking… Total, SNCF, L’Oréal, Airbus ou encore BNP Paribas ont déjà été séduits.

 

Dans le même registre de l’échange de connaissances et de compétences – mais en sens inverse –, Oscarh plonge des cadres de sociétés du CAC 40 dans des start-up. L’objectif de ces missions est simple : permettre au manager d’acquérir des méthodes disruptives propres aux start-up. Plus spécialisée, Crafty est une plateforme d’échange de salariés entre entreprises.

 

Face au manque de talents disponibles, les entreprises peuvent accéder à des profils d’experts (développeurs, data scientists, growth hacker…), en capacité d’intervenir sur des missions de courte durée. Le « prêt » de salariés inter-entreprises a d’ailleurs le vent en poupe, et plusieurs sociétés occupent le devant de la scène (Apitalent, Jobdeal…).

 


Des outils divers et variés


Outre ces entités qui misent sur les échanges humains entre grands groupes et jeunes pousses, on retrouve une cohorte de start-up proposant des solutions innovantes permettant de mettre en pratique l’open innovation. A l’image de Yoomap.

 

L’entreprise créée il y a 3 ans a développé un outil informatique qui favorise les partage d’expériences, les témoignages client et les rencontres entre les grands groupes et les jeunes pousses. Ces logiciels de management de l’innovation doivent faciliter la transformation des grands groupes.

 

Avec plus de 60 clients grands comptes, Yoomap fait aujourd’hui figure de référence en la matière. L’entreprise Seemy s’est quant à elle positionnée sur le créneau de la collecte d’idées au sein d’un grand groupe. Une fois réunies sur une plateforme, elles permettent à l’organisation d’aller plus vite.

 

En 2018, malgré l’explosion des programmes d’open innovation – Big de Pernod Ricard, Bizlab d’Airbus, le Village by CA, Lion Executive (The Family) –,  seulement 47 % des start-up ont déjà mis sur pied un partenariat avec un grand groupe (source : Fabernovel). Autre signe démontrant que l’open innovation a de beaux jours devant elle : selon une étude du cabinet Lynx, sur 1 125 grands groupes et ETI français, 53 % des grandes entreprises disposent d'une direction du digital et seulement 25 % des ETI.

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