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Réduction et recyclage des déchets : pari gagnant pour McKey

Isabelle Goubier

McKey, 1er fabricant de steacks hachés surgelés en France, peut s’enorgueillir d’être une entreprise responsable, améliorant ses performances environnementale mais aussi économiques. Un exemple à suivre...

Créée en 1987, et filiale à 100% de Keystone Foods, McKey France, fournisseur des steaks hachés des restaurants français McDonald’s, a de quoi être fière. En un an, l'usine de Fleury-les-Aubrais (Loiret), près d'Orléans, qui emploie 150 personnes pour 186 millions d’euros de chiffre d’affaires, a économisé 32.000 euros grâce à la gestion des ses déchets.


McKey veut réduire son impact environnemental
«Depuis 10 ans, l’entreprise s’est engagée à réduire son impact environnemental, témoigne Estelle Rabourdin, Directeur Qualité. Un engagement qui implique l’ensemble des collaborateurs. Ainsi, il n’est pas rare que nos opérateurs, au cœur de la production, orientent nos actions». Bilan carbone, analyse du cycle de vie, impact sur l’eau, le sol... «McKey a identifié de nombreux axes d’amélioration, drainant toute la filière, des éleveurs aux clients, et mis en place plusieurs actions».

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Une démarche continue pour McKey
Certifié ISO 9001 pour son système de management de la Qualité et ISO 14001 pour son système de management de l’environnement, l’entreprise a compris depuis longtemps que la gestion et le traitement de ses déchets avait également un impact économique, avec, à la clé, une réduction des coûts. Ses dernières actions ont ainsi permis une économie de 15.000 euros par une nouvelle gestion des déchets de viande, 17.000 euros par la réduction des ses emballages.

Déchets de viande
«50% des déchets de viande ne peuvent pas être recyclés, dans l’alimentation animale notamment. Collectés par un prestataire extérieur lors de chaque nettoyage de l’usine, ils étaient ensuite incinérés», avec récupération des graisses et protéines, pour une valorisation en biocarburants notamment. «C’est en discutant avec un autre prestataire que nous avons découvert une meilleure alternative : le compostage». En passant de l’incinération au compostage, outre des économies substantielles, McKey a également augmenté le nombre de collectes (5 fois par semaine au lieu de 4) et réduit son bilan carbone. Les déchets étant désormais traités à 20 kmde l’usine au lieu de 300).

Emballages
Les blocs de viande approvisionnant l’usine, initialement livrés dans des cartons paraffinés «difficilemen recyclables », arrivent désormais dans des saches plastiques. Si ce nouvel emballage simplifie les manipulations des opérateurs, d’où un gain de productivité, il permet aussi à l’entreprise de produire 50% de déchets en moins. 

 

«En revanche, nous n’avons pas encore de solution pour recycler ces plastiques souillés par le sang», regrette Estelle Rabourdin. Mais elle ne désespère pas de trouver un prestataire capable de traiter ces plastiques.

 

De nouvelles actions 

Consciente que la réduction des déchets est un facteur de compétitivité, McKey mise sur de nouvelles actions. D’une part, la méthanisation (traitement des déchets pour générer une énergie renouvelable : le biogaz). D’autre part, les gaz à effet de serre. «Notre volonté est de travailler en amont de la filière, avec les éleveurs, sur l’alimentation animale», explique Estelle Rabourdin. Un sujet qui prête à sourire, et pourtant... Avec le soutien de l'Ademe, les industriels du secteur, les groupes de travail de la CCI... et «une veille continue pour découvrir de nouvelles techniques», insiste la jeune femme, McKey devrait encore améliorer son bilan économique et écologique.

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