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#Startup : Greenflex fait rimer écologie et réalité économique

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Depuis 2009, Greenflex mise sur le développement durable et connecte l’écologie à la réalité économique.

Un gain de plus de 30% sur la facture d’électricité, telle est la promesse de Greenflex, une jeune pousse parisienne fondée en 2009 qui maximise les performances énergétiques de ses clients. Une offre alléchante grâce à un système qui a fait ses preuves : de l’état des lieux au remplacement des équipements.

 

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En témoigne le CA record de 190 M€ et une courbe de croissance à couper le souffle : +91% sur un an ! Ses prestigieux clients, près de la moitié des entreprises du CAC 40, ont senti le filon. Des résultats d’autant plus impressionnants sur un secteur, développement durable, peu réputé pour sa rentabilité. «Il est tout à fait possible de s’inscrire sur le marché du développement durable et d’être rentable !», insiste pourtant Frédéric Rodriguez, président fondateur.

 

Depuis sa création, la pépite de conseil en gestion des affaires relie les grands enjeux environnementaux aux alternatives économiques, proposant des solutions concrètes à chaque entreprise, sans jamais perdre de vue ni les objectifs ni les contraintes de ses clients. Une démarche gagnant-gagnant qui suscite l’intérêt de plus en plus d’acteurs économiques qui souhaitent réaliser leur transition écologique sans y laisser des plumes.

 

Quand écologie rime avec rentabilité

À la tête de Greenflex, Frédéric Rodriguez, serial entrepreneur de 51 ans, a bien saisi les craintes du monde des affaires, mais aussi les enjeux stratégiques et le défi économique qui s’imposent aux entreprises.

 

En 1988, à 23 ans, il fonde Turbo-Dis, une société de services en informatique, avant de se lancer une nouvelle fois, 11 ans plus tard, avec Finexis, une société de gestion de fonds d’investissement fusionnée en 2005 au groupe allemand CHG Meridian (spécialiste des solutions de gestion des actifs technologiques des entreprises).

 

La passation réalisée, l’ingénieur informaticien referme la parenthèse et se lance dans l’aventure Greenflex. «Après mes différentes expériences professionnelles, j’avais envie de faire autre chose qu’un simple business uniquement motivé par l’argent. Selon moi, le monde de l’entreprise doit être au service des collaborateurs et des citoyens, et non l’inverse. Je voulais me réinscrire dans cette logique, bien qu’elle soit difficile à monétiser...

 

Avant de me lancer, j’ai étudié le marché du développement durable. Il existait déjà des structures spécialisées dans le consulting, mais toutes étaient petites, pas plus de 2 M€ de CA, alors qu’elles comptaient des grands comptes et des entreprises du CAC 40 parmi leurs clients. J’ai réellement pris conscience de la difficulté de relier l’écologie à l’économie».

 

Loin de se décourager, ce constat pousse l’ambitieux entrepreneur à s’interroger sur la problématique. Et ses conclusions sont sans appel : «Réduire l’impact environnemental doit nécessairement représenter un gain économique pour les entreprises afin qu’elles sautent le pas».

 

Couvrir les enjeux environnementaux

À sa création en 2009, Greenflex fait figure d’ovni ! Aujourd’hui, elle accompagne la transition écologique de prestigieux clients. «Nous offrons des services de consulting aux entreprises afin qu’elles appréhendent les grands enjeux environnementaux auxquels elles doivent faire face.

 

Désormais, la simple prise de conscience ne suffit plus, il leur faut maintenant investir ! C’est pourquoi nous proposons également un service d’ingénierie financière, afin de passer de la parole aux actes !». Greenflex s’occupe notamment du financement pour l’acquisition d’équipements plus respectueux de l’environnement, et dont le choix peut être guidé par la publication de ses écoguides réalisés de manière indépendante et en accès gratuit.

 

L’entreprise prend à bras le corps tous les grands enjeux environnementaux. «Nous nous adressons à tous les secteurs : de la grande distribution à l’industrie alimentaire, aéronautique, automobile, mais aussi aux entreprises de services ou d’utilités comme le bâtiment, les banques...

 

L’explosion du digital et des data centers a entraîné une hausse de la facture énergétique mondiale de 15%. Or, en France, le coût de l’électricité, à la différence des autres énergies, va sensiblement augmenter dans les années à venir. L’enjeu est donc colossal et le marché qui s’ouvre énorme. C’est maintenant qu’il faut agir».

 

Pour susciter l’intérêt des entreprises, la stratégie de Greenflex est imbattable : «Nous offrons à nos clients des gains immédiats grâce à une optimisation des infrastructures déjà en place. Nous réalisons des audits, collectons des données de consommation énergétique pour mettre en lumière les anomalies et dégager les axes d’amélioration sur lesquelles l’entreprise peut agir directement sans grand bouleversement. Nous proposons des solutions peu intrusives qui s’interfacent avec les systèmes déjà existants».

 

Frédéric Rodriguez en est conscient, vouloir révolutionner trop vite les habitudes et l’organisation des entreprises les rendent méfiantes et réticentes à injecter des capitaux. Mais une fois ces économies réalisées, Greenflex encourage ses clients à de plus gros investissements. Une approche douce qui séduit, Greenflex comptant 450 clients, grands comptes, ETI et de plus en plus de PME.

 

Une stratégie payante

Si Greenflex est rentable depuis sa création, elle a su se donner les moyens de ses ambitions : 1 M€ levés fin 2009 grâce à la Love money auprès des collaborateurs et actionnaires, 5,7 M€ en 2013 auprès du fonds d’investissement NextStage pour 20% du capital. La jeune pousse opère son premier rachat avec Altadev (conseil en développement durable) en 2009.

 

Suivent Actirent et SOLOFI (spécialisés en ingénierie financière dans la gestion d’actifs) en 2010 ; Ethicity (conseil en développement et marketing durable) en 2012 ; Eveio (qualité produit et veille sur produits non alimentaires), Terra Nova Energy (efficacité énergétique) et BeCitizen (conseil en développement durable) en 2013. Enfin, Bnext Energy (efficacité énergétique et smart grid) et Ordifluides (bureau d’études et ingénierie industrielle) passent dans son giron respectivement en 2014 et 2015. Pour Greenflex, c’est un développement raisonné qui conjugue croissance externe et croissance organique afin d’asseoir sa présence en Europe (déjà 15% du CA à l’international).

 

La pépite vient d’ailleurs de s’immatriculer en Allemagne et souhaite s’implanter en Angleterre dès 2017 via une opération de croissance externe.

 

Enfin, la start-up veut renforcer son expertise sur le secteur du digital, du Big Data, de la stratégie RSE (intégration d’une stratégie environnementale) par l’acquisition d’entreprises spécialisées, afin d’améliorer davantage la pertinence de son offre et conserver sa position de leader. Et dans l’Hexagone, depuis 2 ans, Greenflex s’est lancée dans l’implantation d’agences en région.

 

«Un de nos objectifs, malgré la mise en place de solutions digitales, reste la proximité, cohérente avec notre volonté d’accompagnement. Nos ingénieurs commerciaux, techniciens et experts doivent être au plus proche des problématiques, des process, et de l’organisation des structures, pour saisir les enjeux et proposer les solutions les plus pertinentes».

 

Avec un CA qui atteint aujourd’hui des sommets, Greenflex a gagné la confiance des grands acteurs économiques. Son atout ? Une approche multi-experte avec un objectif : révolutionner le business de ses clients pour qu’ils ne loupent pas le coche de la transition écologique.

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