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Et Facebook choisit... Onecub !

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Très attendue par le petit monde de la French Tech, la conférence de presse de Sheryl Sandberg, la charismatique COO de Facebook, s'est tenue au cœur de Station F (13ème arrondissement de Paris), de Xavier Niel, le plus gros incubateur de start-up du monde, qui ouvrira officiellement au printemps prochain. 

Outre le lancement de son incubateur français (« Startup Garage from Facebook »), le premier réseau social au monde a dévoilé le nom des cinq start-up françaises qui auront la chance de bénéficier d'un programme d'accélération sur mesure « à plusieurs millions d'euros » : Chekk (identité numérique), Mapstr (cartographie collaborative), The Fabulous (e-santé), Karos (covoiturage) et la pépite calaisienne Onecub (gestion des données personnelles). Entretiens croisés avec Olivier Dion, fondateur et CEO de Onecub, et ses deux mentors, John Lewis, fondateur de Tektos, et Cyril Garnier, DG de SNCF Développement.

 


 Comment peut-on définir Onecub ?

Olivier Dion, CEO Onecub : Onecub, c’est la reprise du contrôle des données personnelles par l’utilisateur. Dit autrement : la réutilisation de ses données d’e-mail pour ses propres besoins. L'utilisateur peut ainsi analyser ses statistiques personnelles (bilan carbone, tableau de bord de ses dépenses e-commerce, etc), ou envoyer de façon maitrisée ses données à d’autres services. Par exemple, l’utilisateur peut, en toute simplicité, exposer ses réservations de voyages à un service de crowdshipping pour valoriser son temps de trajet en portant les bagages d’autres utilisateurs. Onecub, c’est le smart data pour chacun.

 

 

 Quelle fut la genèse de Onecub avant l'intégration au sein de l'incubateur Facebook ?

 

Olivier Dion : L’histoire commence dans une chambre en 2011 avec les trois cofondateurs. Nous en avions plus qu'assez d’implanter chez nos entreprises clientes des canons à e-mails marketing. Nous avons donc inventé un bouclier à e-mail.

 

 

 A l'époque, vous échouez de peu à la sélection du Camping (Numa)...


Olivier Dion : En effet, nous avons échoué deux fois aux portes de la finale... Mais c'est à cette occasion nous avons rencontré John Lewis, mentor et membre du jury. Rencontre qui fut déterminante pour la suite de notre histoire…

 


 John Lewis, dans la foulée du Camping, vous avez crée un accélérateur de start-up baptisé Tektos. Pourquoi avoir décidé d’intégrer Onecub ?


John Lewis, fonfateur de Tektos : J’avais décelé une vraie vision dans le projet d’Olivier, mais aussi une énorme ambition. Un pari à la David contre Goliath. Une rupture d’usage comme on en rencontre que très peu dans une vie…

 


 Pour Onecub, le second moment décisif intervient en 2013. Que s'est-il passé ?

 

Olivier Dion : En effet, dans le cadre du projet d’implantation de Tektos à Calais financé par SNCF Développement (en partenariat avec Vivendi et le territoire du Calaisis), je rencontre Cyril Garnier, qui deviendra avec John Lewis le deuxième homme clé de Onecub. Cette rencontre débouchera sur un prêt de 135.000 euros et sur plusieurs créations d’emplois sur le territoire du Calaisis.

 

 

 Cette rencontre a-t-elle agit comme un catalyseur ?

 

Olivier Dion : Très clairement. Tout s'est enchaîné : installation à Calais début 2014 avec la CCI de la Côte d'Opale, obtention de financements par SNCF Développement et Cap Calaisis, recrutement de développeurs au sein de l’ULCO (Université du Littoral Côte d'Opale, Ndlr), lancement de projets de recherche avec l’IAE de Lille. De mon côté, je suis littéralement tombé amoureux du littoral de la mer du Nord… Sous la houlette de la CTO Audrey Eyraud, l’équipe technique 100% ch’ti - Quentin, Ahmad, Antoine, Simon - vit au quotidien les affres et les joies de travailler au sein d'une start-up. Je ne peux d'ailleurs que les féliciter pour leur incroyable investissement !

 


 Cyril Garnier, comment s'est déroulée la première rencontre avec Olivier ?

 

Cyril Garnier, DG de SNCF Développement : En 2013, nous avions organisé une galette des rois du Web avec ce qui n'était alors que les prémices de l’écosystème start-up parisien. Olivier, que je n’avais pas officiellement invité - j’avoue n’avoir rien compris à l’époque à son premier pitch -, a véritablement hacké l’événement ! Finalement, en échangeant longuement avec lui, je comprends, et je perçois un potentiel gigantesque.

 


 Cinq ans après sa création, comment décrire l'évolution de Onecub ?

 

Olivier Dion : Onecub, c'est une équipe brillante et soudée, ce sont 2.000 utilisateurs, plusieurs "connecteurs" en cours d’installation, la création d’un observatoire du digital (inside.onecub.com), une roadmap bien chargée ainsi qu'une levée de fonds en cours. Avec désormais le soutien officiel de Facebook, c’est une nouvelle étape qui va être franchie, elle doit nous permettre de faire vivre notre ambition !

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