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Les émotions cachées en entreprise : la joie

Séverine Halopeau

La joie est un peu le « graal » de nos émotions et ce, pour une bonne raison : elle est associée au positivisme, au Bonheur avec un grand « B », à l’épanouissement et au Bien-Être… Bref, l’émotion qui dit que « tout va bien ». Ces interprétations, très catégoriques font émerger de nombreux amalgames sur la joie.

Face à une société contemporaine qui survend la notion de Bonheur, ce dernier devient, comme sa sœur, la joie, un véritable produit de consommation et par conséquent, objet de convoitise et d’ostentation… Voilà comment la joie peut paraître arrogante et même prétentieuse ! Il ne s’agit plus « d’être heureux » mais de « consommer ce qui devrait nous rendre heureux ».

 

Ce qui nous renvoie cette double croyance que des personnes joyeuses sont, soit totalement accomplies et « en paix avec elles-mêmes », soit présomptueuses et vaniteuses. La joie est perçue comme un état idéal de réussite. Nous pensons maîtriser notre vie et contrôler le monde extérieur.

 

En entreprise, la joie a également sa double réputation. Elle est exploitée par de nombreux plans Marketing, présente dans quasiment tous les projets Ressources Humaines « de l’avenir », ou encore promue comme « pilier » des stratégies organisationnelles novatrices.

 

Oui, l’entreprise d’aujourd’hui sait très bien comment parler de la joie et l’utiliser comme un « atout ». Pourtant, nous pouvons nous poser la question : qu’en est-il vraiment de son efficacité ? Au sein même de l’environnement de travail, la joie « cache quelque chose », elle est même parfois inconvenable (!!!).

 

« Encore quelqu’un qui veut « se montrer » et impressionner les autres » ; l’image de la joie utilisée fait naître fourberies, compétitions malsaines, narcissisme, une hausse de comportements m’as-tu-vu… La joie perd ainsi de son noble naturel pour laisser sa place à un outil tactique, calculé et forcé. Cette émotion est perçue comme une véritable stratégie d’acquisition et / ou d’expansion de pouvoir : si un employé est heureux, c’est qu’il a réussi ; si son succès a de la valeur, il devient alors « supérieur » aux autres. A l’instar de la colère, la joie est perçue comme une lutte de jeu de pouvoir : « qui aura réussi avant son voisin ? ».

 

Tout ceci n’a pourtant rien à voir avec ce qu’est l’émotion de la joie. Soyons bien clair : la joie n’est pas compatible avec l’esprit de domination. Au contraire, Isabelle Filliozat précise que, l’émotion étant de courte durée (moins d’une heure), la joie ne cherche pas à « donner du pouvoir à quelqu’un sur les autres » mais à « accomplir un individu » (1999). La différence est importante : un état joyeux ne fait pas stagner une personne mais, au contraire, le fait avancer dans sa vie. Cela veut dire que la joie n’est pas une fin en soi mais un des moyens d’atteindre une « harmonie personnelle ».

 

Travailler sur nos quatre émotions saines et utiles (la peur, la colère, la tristesse et la joie – voir les épisodes correspondants du dossier « Les émotions cachées en entreprise ») est essentiel pour atteindre un bien-être psychique et physiologique.

 

Être joyeux nous rend rayonnant, heureux d’un moment, fier d’un projet ou encore comblé d’une situation… La joie nous aide à nous épanouir dans ce que nous faisons et dans ce que nous sommes ; elle implique notre capacité à développer les passions, à aimer mais aussi à réunir, à partager et donc à faire confiance. En effet, la joie est une émotion plurielle : elle a besoin d’être partagée, non pour « impressionner les autres », mais pour être vécue à plusieurs.

 

« Quand je te dis que je suis heureux, je te partage ma joie et te la transmets : tu deviens autant libre que moi de ressentir cette joie, puisqu’en te la partageant, elle t’appartient ». Ce vivre-ensemble est un composant fard de la joie : cette émotion a du sens seulement si elle vit. Exaltation, enthousiasme, enivrement, célébration, galvanisation, sont autant de notions démonstratives associées à ce que représente l’émotion de la joie.   

 

Lors de mon mémoire académique sur la « toxicité en entreprise », j’ai pu observer que le refoulement des émotions participait activement au processus de toxicité (voir mon article « Brief sur la Toxicité en Entreprise »). Les articles sur « les émotions cachées en entreprise » vous montrent comment les émotions telles que la peur, la colère, la tristesse et la joie sont utiles pour les individus, en entreprise. Ce quatrième et dernier épisode traite de la joie : vous comprendrez pourquoi il est si bon de faire exploser sa joie !

 

 

1.    (R)Allumer notre Flamme Intérieure

 

Hoda vient de terminer la conversation avec sa future DRH : c’est officiel, elle est embauchée ! La jeune femme, qui a répondu à l’appel en pleine rue, sautille tout le long du boulevard. Elle sourit à tous les passants avec une folle envie de leur raconter ce qui lui arrive : elle est embauchée ! Hoda se sent envahie d’une émotion intense ; elle ressent le besoin immédiat de partager sa fierté de l’instant avec une personne de confiance. Il suffit de quelques manipulations sur son smartphone pour que la jeune femme exalte : « Maman ? J’ai été prise ! » 

 

Nous connaissons tant les longues épreuves que peuvent représenter les procédures de recrutement : la quantité de travail investi, la difficulté de l’entretien, l’attente patiente d’une réponse… Et quand le verdict s’annonce positif, nous ressentons tous ce plaisir ultime : celui d’avoir, enfin, réussi…

 

La joie de Hoda lui permet d’allumer sa flamme personnelle. Comme une enfant, la jeune femme vit pleinement sa joie de l’instant. Son corps semble agir sans ordre « rationnel » : Hoda sautille en pleine rue, sourit à tous les passants, … Sa joie, exprimée par son corps, demande à Hoda d’être contente et par conséquent, de se rendre compte de sa valeur personnelle…

 

En identifiant sa joie, Hoda comprend qu’elle est capable de réussir ce qu’elle entreprend. La jeune femme est fière d’elle : c’est elle qui a été sélectionné pour ce job, et personne d’autre ! En vivant son émotion, Hoda gagne en puissance : sa joie lui donne confirmation sur ce qu’elle est (son identité).

 

Pour que la jeune femme prenne pleinement conscience de ce qui lui arrive, elle a besoin de partager son émotion avec sa mère. Ce choix n’est pas un hasard : Hoda ne peut dévoiler cette nouvelle importante qu’à une personne de confiance. Autrement dit, une personne qui la connait et qui peut comprendre ce qu’elle est en train de vivre, en ce moment…

 

La joie est un thermomètre du corps et de l’esprit. Quand nous apprenons une bonne nouvelle, nous nous sentons bien dans notre tête mais aussi dans notre peau. Il est important de respecter sa joie puisqu’elle nous permet de prendre soin de nous et des autres.

 

 

2.   Faire le Point

 

Après une semaine de formation de management, Merwan rentre chez lui, ravi. Il a passé 5 jours formidables : il a appris des tas de nouvelles choses, a participé à différentes sessions de formation, a rencontré de nombreuses personnes...

 

Cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas amusé au travail ! Cela faisait quelques temps qu’il s’ennuyait dans son poste ; Merwan avait fait une première dépression, en fin d’année. Son manager, hautement conscient de la force des émotions refoulées en entreprise, avait soutenu Merwan, dans cette épreuve.

 

Ils ont tous les deux conclu que Merwan avait fait le tour de ses missions habituelles. Son manager lui proposa une évolution de son poste de travail, en lui délégant des tâches managériales. Merwan deviendrait son assistant : le jeune homme commencerait par suivre une formation de management où il donnerait une réponse définitive de son choix d’évolution, dans l’entreprise, en fin de stage. Aujourd’hui, assis dans son canapé, Merwan savait ce qu’il dirait à son manager : « Où est-ce que je dois signer ? Je dis oui ! »   

 

Nous avons vu avec les autres articles sur « les émotions cachées en entreprise » qu’il n’est pas toujours facile de prendre une décision, surtout quand il s’agit d’une évolution de carrière… Qu’allons-nous perdre ? Qu’allons-nous gagner ? C’est souvent à cet instant que notre joie sait nous guider…

 

La joie de Merwan lui permet de faire le point sur sa vie professionnelle. Rentré chez lui, il fait une rétrospective de tout ce qu’il vient de vivre : son ennui au travail, sa dépression, le soutien de son manager, la proposition de poste et enfin la semaine de formation ! Par combien d’émotions différentes est-il passé ? Sa joie d’aujourd’hui conseille à Merwan de continuer sur cette voie, qui semble lui plaire.

 

Merwan comprend qu’il est en train de passer un cap, dans sa carrière. Sa satisfaction de la semaine de formation est très symbolique pour lui : elle représente le changement de poste, mais aussi une nouvelle vision des choses. Merwan se sent évoluer : il est content d’avoir appris, participé et rencontré de nouvelles personnes. Sa joie le fait grandir, lui demandant d’assimiler son passé (son ennui au travail, sa dépression, la proposition du manager), à son présent (la semaine de formation, ses nouvelles missions…).

 

La joie est un certificat de passage de grades. Il est important de l’identifier et de la comprendre, pour apprendre à se positionner et à évoluer dans la vie. La joie nous aide à assimiler les épreuves du chemin parcouru à notre présent. 

 

 

3.   Concevoir de Nouveaux Projets

 

Maëva embrasse son petit ami. Ils avaient pris l’habitude, chaque soir, de se raconter leur journée autour d’un verre de vin, avant de dîner. Depuis le lancement de la start-up de Maëva, les journées de la jeune femme n’ont plus rien de routinier ! Elle s’amuse et s’épanouit, dans sa nouvelle vie.

 

A chaque jour, une nouvelle aventure pour Maëva, si bien qui lui est venue une idée. Son ami, récemment sans emploi, peine à retrouver du travail. La jeune femme, joyeuse, lui propose : « Que dirais-tu que nous nous associions ? Je ne peux pas m’occuper de tout, toute seule et j’ai cruellement besoin d’une personne compétente pour la comptabilité. Qui sait nos affaires pourraient fructifier plus vite que nous le pensions ? »

 

Le succès dans le travail aspire à l’innovation et par conséquent, à toujours voir plus loin : les projets grandissent ou deviennent plus importants, les relations de confiance naissent et prolifèrent…

 

La joie de Maëva lui permet de mieux concevoir de nouveaux projets, dans son travail. Maëva vit une période de satisfaction au sein de sa start-up et se sent bien dans son nouveau mode de vie. Cet esprit de positivisme lui donne des idées de projets professionnels à partager, avec la personne qu’elle aime. Et si son petit ami, en recherche d’emploi, travaillait avec elle ? La joie de Maëva l’amène à penser plus loin : le profil de son ami a du potentiel pour l’avenir de sa start-up ! 

 

En identifiant sa joie, Maëva donne de l’ampleur à son présent : elle cherche à créer des opportunités pour éviter la stagnation de son projet. La jeune femme a envie que d’autres personnes la suivent dans sa dynamique de joie. Pour que son émotion ait un sens, Maëva a besoin de collaborer avec son petit ami : ce dernier qui peine à trouver un emploi, pourrait trouver, dans cette association, un moyen de se construire et de ressentir, à son tour, l’émotion de la joie.  

 

La joie est un générateur de boîte à idées. Quand nous sommes joyeux, nous développons nos capacités de création et d’inventivité. Identifier et comprendre cette joie nous permet de continuer à évoluer et faire des heureux autour de nous.

 

 

4.   Créer du Lien

 

Deuxième dimanche de Février : c’est le rendez-vous annuel des cousins et cousines de la famille Bilettot ! Hoda, Merwan et Maëva arrivent chez leur ainé, Maxime. Ce dernier ne peut guère attendre le début du repas pour leur annoncer la nouvelle : il a quitté son job !

« Oh, je me sens revivre, vous ne pouvez pas imaginer à quel point… Je ne peux pas croire que je sois resté 6 années, dans cette entreprise, à subir un environnement de travail si toxique… Mais, je peux vous dire qu’à l’instant où j’ai annoncé mon départ, tout le monde était scotché ! Ça a cloué le bec du boss, d’ailleurs… Je suis si heureux ! Je me dis qu’enfin je n’aurais plus la boule au ventre en allant au travail… Mais, laissez-moi vous embrasser ! »

 

Hoda, Merwan, Maëva et Maxime rient de plaisir et s’enlacent affectueusement. Les trois premiers félicitent leur aîné et le complimentent sur son courage. Maxime s’exclame : « Merci ! ça me fait tant plaisir de vous le dire à vous… Je sais que vous me comprenez ! Et vous, alors ? Que se passe-t-il dans vos vies ? ».

 

Comment réagir devant les émotions d’un proche ? Si parfois les individus ne savent pas quoi dire, c’est aussi parce qu’ils ne veulent pas voir les émotions des autres. Qu’est-ce que la joie des autres peut bien m’évoquer ? Quand on ne veut pas partager sa joie, on se ferme aux autres et à soi-même.

 

La joie permet de créer du lien social et d’accroître la confiance, dans une relation.

La joie de Maxime est accueillie, respectée et vécue, par ses cousins, Hoda, Merwan et Maëva. Ils l’écoutent attentivement, lui apportent un soutien physique par leur présence et psychique par leur empathie et vivent, avec la même intensité, l’émotion de leur aîné. Leur joie leur ont permis de savoir identifier cette émotion chez autrui et par conséquent, de mieux comprendre leur cousin. La joie de Maxime, considérée et respectée par sa famille, l’aide à apprécier cet instant de « paix intérieure » et donc à trouver la puissance en lui et d’avancer vers l’avenir.

 

La joie est créateur de lien. Partager ses joies, c’est permettre aux autres de libérer les leurs. Partager ses joies, c’est savoir donner et recevoir. C’est comprendre que transmettre et apprendre ne prennent de la valeur qu’ensemble. C’est le travail d’une vie.

 

Nous avons vu que la joie était une émotion saine et utile. Il faut la considérer et la respecter puisqu’elle existe pour nous aider à (r)allumer notre flamme personnelle, à faire le point, à concevoir de nouveaux projets et à créer du lien avec autrui.

Pour ne pas tomber dans le processus de toxicité, il est important de développer une communication utile.

 

J’ai eu l’occasion d’approfondir cette notion dans mon mémoire académique, en voici les trois points fondamentaux :

 

 

1.    Identifier son émotion (cachée ?)

 

Quand nous faisons face à une situation, nous ne faisons bien souvent, pas attention à ce qui se passe, en nous. Pour cela, il est important d’écouter son corps. Dans le cas de la joie : est-ce que votre cœur s’accélère, vos joues rosissent-elles, vos bras sont-ils grand ouverts, souriez-vous, est-ce que vous sautillez… ? La joie peut aussi se présenter sous forme de pulsions affectives à l’égard d’autrui, comme l’embrassade, l’accolade, l’enlacement… Attention, dans ces cas-ci, il est important de respecter la volonté et la disponibilité de l’autre !

 

Ensuite, il s’agit de se rendre compte de son émotion. Contrairement à la peur, à la colère et à la tristesse qui nous « perturbent » directement, la joie semble souvent passer inaperçue.  En effet, nous avons du mal à reconnaître notre joie et donc, à apprécier ces moments de gaieté en nous. Ecoutons ce que dit notre corps et acceptons ce qui se passe en nous !

 

Enfin, il est important d’identifier son émotion : Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce qui fait que je suis content ? En quoi cette situation me rend joyeux ? Il peut être très utile pour cette étape d’écrire : en transposant une situation vécue sur le papier, vous comprendrez mieux ce qui se passe en vous.

 

Il peut être intéressant d’en discuter avec une personne de confiance pour partager, dans un premier temps, votre émotion vécue.

 

 

2.    Comprendre son besoin

 

Si les émotions se manifestent, c’est pour nous aider à avancer, à rebondir et à se repositionner. De quoi ai-je besoin ? Dans le cas de la joie, nous avons vu qu’il était souvent question de fierté personnelle mais aussi de partage et de transmission avec autrui. En quoi cette situation me rend fier ? Qu’est-ce qui fait que j’ai envie de partager mon émotion avec les autres ? Qu’est-ce que j’ai envie de transmettre ? Qu’ai-je appris ? Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ? Comment faire pour (continuer à) satisfaire ce besoin ?

 

Dans l’exemple de Maxime, quitter son entreprise représente symboliquement la fin d’un environnement de travail toxique, qu’il a subi. Autrement dit, il est heureux de se sentir à nouveau libre d’agir, dans sa vie. A-t-il besoin de plus d’autonomie, dans son travail ? Est-ce que Maxime attend des relations plus saines, empathiques et bienveillantes, au sein de son entreprise ? Privilégiera-t-il une entreprise qui prône une stratégie organisationnelle anti-toxicité ? Il est important de pouvoir se libérer de ses émotions, car elles expriment des besoins essentiels, à notre vie.

 

 

3.    Communiquer

 

Enfin, il est important de communiquer son émotion et son besoin identifiés aux personnes concernées. La joie est riche d’enseignements pour tous : celui qui l’a vécu se libère de son émotion, partage son besoin et s’ouvre à autrui, en même temps que les autres accueillent l’émotion, comprennent le besoin, considèrent l’expérience vécue, nourrissent un lien de confiance avec l’autre et s’autorisent, enfin, à écouter leurs propres émotions et besoins.

 

La communication utile agit pour les deux parties. Cela signifie que l’expression de l’émotion et du besoin identifiés n’est pas une issue pour faire culpabiliser l’autre et le rendre responsable de tous les maux. Cette communication utile doit servir à faire partager les ressentis, sans jugement. En exprimant son émotion et son besoin, l’individu s’engage donc à écouter attentivement ceux d’autrui. 

 

Dans le cas de Maxime qui partage sa joie avec sa famille : il parle avec effervescence de son départ, dit qu’il est heureux de sa décision… Mais qu’en est-il vraiment ? Maxime devrait bien faire attention à ne pas oublier le besoin caché, derrière son émotion. Ses cousins, qui vivent entièrement avec lui son changement de vie, ne peuvent savoir ce que la joie d’aujourd’hui a pu causer dans le passé (peur ? colère ? tristesse ?) et ce qu’elle apportera réellement demain, à leur aîné. En effet, Maxime devra bientôt faire face à sa décision et à ses conséquences (retrouver un emploi), ce qui pourrait faire surgir nombreuses complexités et difficultés sur son chemin. Maxime pourrait discuter à nouveau de sa décision, avec sa famille. Il se montrerait attentif aux ressentis de ses cousins, pour pouvoir mieux avancer.

 

Cela signifie qu’en communiquant, Maxime pourra être en paix avec lui-même : il sera sûr que sa décision n’est pas le fruit d’un coup de tête et qu’il est conscient du problème de fond – ce qu’il veut changer pour demain.

 

***

 

Les individus n’osent pas partager leurs joies, avec les autres. En acceptant leur émotion, ils se responsabilisent et deviennent acteur de leur destin.

 

Il s’agit de profiter de cette émotion si positive, pour soi et pour les autres !

« Pour avoir le cœur moins lourd,

Il faut peindre notre corps et notre esprit,

De nos peurs, colères, peines et joies de vie, 

Puisqu’elles sont les seules à nous apprendre l’amour. »

 

Sources :

Filliozat, I. (1999). L'intelligence du coeur. Paris: Marabout.

 




Retrouvez l'intégralité du dossier Les émotions cachées en entreprise de Séverine Halopeau

 

- Les émotions cachées en entreprise : la peur

- Les émotions cachées en entreprise : la colère

- Les émotions cachées en entreprise : la tristesse

- Les émotions cachées en entreprise : la joie

 

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